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6/2/2009

"Les prix pourraient s'élever à 80-90 dollars au début 2010",

LONDRES (Reuters) - Les cours du pétrole pourraient atteindre 80-90 dollars le baril d'ici le début de l'année prochaine mais l'Opep ne va pas augmenter sa production avant qu'une part importante des excédents sur le marché ne soient absorbés, a déclaré mardi le secrétaire général du cartel.

"Les prix pourraient s'élever à 80-90 dollars au début 2010", a estimé Abdullah al-Badri, au cours du sommet mondial organisé par Reuters sur l'énergie.

La semaine dernière, il avait déclaré anticiper un baril à 70-75 dollars d'ici la fin de l'année. Le baril de brut léger américain a plus que doublé entre son plus bas de près de cinq ans de 32,40 dollars touché en décembre et son prix actuel, aux alentours de 68 dollars.

Des responsables de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ont revu à la hausse leurs aspirations en matière de prix du brut après les déclarations du ministre saoudien du pétrole la semaine dernière, qui a jugé que les cours pourraient atteindre 75 dollars dans le courant de cette année, sans pénaliser une amélioration de la conjoncture économique mondiale.

Badri a expliqué clairement que l'Opep, qui a réduit sa production pour enrayer une chute des cours provoquée par celle de la demande, sur fond de crise économique, n'était pas encore prête à augmenter les approvisionnements.

Il a précisé que le cartel envisagerait d'augmenter sa production en cas de chute des stocks pétroliers des pays industrialisés à environ 52 jours de demande à venir, contre environ 62 jours actuellement.

"L'Opep agira quand elle verra les excédents réduits à un niveau normal et la demande vraiment augmenter", a expliqué Badri. "Actuellement, il n'y a pas de menace réelle pour le marché. Il n'y a pas de pénurie de pétrole."

Il a ajouté que le niveau actuel des cours, aux alentours des 68 dollars, pourrait inclure une part de spéculation, mais pas au niveau alarmant qui avait fait grimper les cours à un niveau record de 150 dollars en juillet dernier.

Le directeur général du groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a de son côté estimé mardi que des investissements faibles dans le secteur de l'énergie pourraient conduire à une future hausse marquée des cours pétroliers.

"Si les prix pétroliers restent volatils, je crains qu'il n'y ait un ralentissement trop marqué des investissements", a expliqué Jeroen van der Veer durant une conférence sur l'énergie, à Abou Dhabi. "Je pense que des capacités de production trop basses signifient que la prochaine hausse de prix se prépare."

Alex Lawler, version française Stanislas Dembinski

4/10/2009

Les malades de la crise

De la crise financière à la crise sanitaire, il n’y a qu’un pas, met en garde l’OMS. Réunis les 1er et 2 avril à Oslo, les représentants de la région Europe ont fait le point sur l’impact de la récession sur la santé. Alors qu’aux Etats-Unis, tous les indicateurs sont au rouge, les effets commencent à se faire sentir sur le vieux continent.

C’est l’histoire de Jean, 44 ans, pris d’une crise d’asthme parce qu’il a arrêté ses traitements, trop coûteux. Ou de Colette, 70 ans, qui touche le minimum vieillesse et n’a pas de quoi avancer le prix d’une consultation. Tous deux sont venus frapper à la porte de la mission Médecins du monde à Toulouse. « Depuis le mois d’octobre, on observe une augmentation de la fréquentation du centre de soins, constate la responsable, le Dr Geneviève Molina. La majorité des patients sont des sans papiers, mais on accueille de plus en plus de travailleurs pauvres, de personnes percevant l’allocation aux adultes handicapés ou le minimum vieillesse. » Bénéficiaires de la CMU, elles n’ont pas toujours droit à la CMU complémentaire et rognent sur leur budget santé. « Leurs priorités sont le logement et l’alimentation, note le Dr Molina. Avec notamment pour conséquences des retards d’accès aux soins, moins de prévention et une plus grande la morbidité cardiovasculaire. »
Si la crise met à mal la santé de l’économie, elle s’attaque aussi à celle des individus, à commencer par les plus fragiles. C’est bien ce qui inquiète l’OMS, qui organisait les 1er et 2 avril une réunion d’experts au niveau européen sur l’impact de la crise sur la santé. « Si rien n’est fait, après la crise économique, nous risquons d’être confrontés à une crise sanitaire », souligne le Dr Marc Danzon, directeur du bureau Europe. En plus de problèmes d’accès aux soins, l’OMS craint « une montée de l'anxiété et des maladies mentales, et une augmentation de la consommation de tabac, d'alcool et d'autres substances nuisibles. ». Aux Etats-Unis, les indicateurs sont déjà au rouge. 80 % des Américains affirment que l’économie est une cause importante de stress pour eux, contre à 66 % quelques mois plus tôt, selon le rapport annuel de l'American Psychological Association. En Californie, la ligne de prévention au suicide a vu ses appels à l’aide gonfler de 20% en un an. Et les hôpitaux psychiatriques leur nombre d’admissions augmenter de 10 à 30% depuis le début 2009.
Rien de tel pour le moment en France. Dans les cabinets des médecins généralistes, les effets de la crise se font tout juste sentir. « J’observe une certaine tension, une certaine pression, mais je ne prescris pas davantage d’arrêts de travail et il n’y a aucun impact actuellement mesurable sur les addictions », souligne le Dr Philippe Binder, président de l’Association nationale médecine générale et conduites addictives, installé dans le Poitou-Charente. « Il est encore trop tôt pour mesurer les effets de la crise, note quant à lui le Dr Philippe Davezies, responsable d’une consultation « souffrance au travail » à Lyon. Cela fait des années que les conditions de travail se détériorent. La pression est continue et touche tous les secteurs. Cela ne s’est pas aggravé brutalement. » Mais les dégâts pourraient être importants. C’est ce que vient confirmer une enquête de l’Union nationale pour la prévention du suicide (Unps), publiée en février 2009 : si dans la population générale, 20 % des adultes sont en souffrance psychique, ce taux explose à 69 % chez les personnes précaires. «Tout porte à croire que la forte remontée du chômage dans notre pays, les difficultés financières que vont connaître de nombreux Françaises et Français, les incertitudes de l’avenir, vont engendrer des difficultés personnelles et psychologiques majeures, avec une recrudescence des souffrances psychiques, des états dépressifs et des tentations suicidaires » estime le Pr Michel Debout, psychiatre et président de l’UNPS. Si le lien entre précarité et dépression est établi, personne n’est à l’abri, salariés compris. « Depuis le mois de novembre, certaines entreprises nous ont demandé de mettre en place, en plus des numéros verts que nous proposions, des permanences de psychologues », souligne Jean-Yves Huvey, directeur du cabinet d’aide psychologique Gestion des équilibres. 58 % des cadres seraient en effet inquiets quant à leur situation professionnelle selon le dernier baromètre CFE-CGC, et un quart d’entre eux auraient peur de perdre leur emploi, un niveau record depuis 2001. « La crise n’affecte pas seulement ceux qui perdent leur emploi », insiste le Pr Patrick Légeron, psychiatre et directeur du cabinet de conseil Stimulus. « Il existe un « « syndrome du survivant », qui mêle sentiment de soulagement, de culpabilité, d’injustice, d’inquiétude et qui est tout aussi délétère psychologiquement. » Le travail c’est la santé... L’adage est visiblement quelque peu malmené par la conjoncture. « Avec la crise, les entreprises vont essayer d’augmenter leur productivité et les conditions de travail vont se durcir, poursuit le Pr Légeron. Si cela dure quelques mois, les salariés pourront y faire face. Mais si cela se poursuit, il y aura un impact évident sur la santé. » Avec pour le salarié le risque de s’entendre dire : « Vous vous plaignez ? Partez ! Il y en a dix dehors qui rêvent de prendre votre place… »

 

Source : http://www.impact-sante.fr

3/31/2009

Les dirigeants du groupe se réunissent à Londres ce jeudi

ECONOMIE -

ECONOMIE - Les dirigeants du groupe se réunissent à Londres ce jeudi Mais au fait, c'est quoi exactement le G20?

Les pays membres du G20 se réunissent à Londres pour tenter de trouver un terrain d'entente face à la crise. Entre relance des Etats-Unis et attente de résultats de l'Union Européenne, le débat s'annonce animé.

C'est qui?

Le Groupe des 20 (ou G20) est un forum, créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. La première rencontre s’est tenue à Berlin les 15 et 16 décembre de l'nnée de sa création. Comme son nom l'indique, le G20 réunit les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales des 19 pays suivants: l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis d'Amérique, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, la Russie (membres du G8) et les grandes économies émergentes, comme l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie.
En plus des représentants de ces 19 pays, le G20 compte également l'Union européenne représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne. Le compte est bon.
Particularité pour ce sommet du 2 avril, il s'agit du premier G20 du nouveau président américain, Barack Obama.


A quoi ça sert?
Le G20 vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.
Les membres du G20 représentent les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90% du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde), comme le montre la carte ci-dessus.
À la différence des organisations internationales comme le FMI ou la Banque mondiale, le G-20 n’a aucun personnel permanent. Les rencontres tournent entre les membres et se tiennent dans un pays différent chaque année.
Au menu pour l'édition 2009 du sommet
Le G20 des grands pays industrialisés et des économies émergentes va tenter, malgré de sérieuses difficultés, de dégager des pistes communes afin de stopper la propagation de la crise financière qui menace le monde d'une grave récession. La régulation des systèmes financiers et l'établissement d'une liste noire des paradis fiscaux sont à l'ordre du jour dans un contexte difficile. Le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoyait alors une croissance mondiale de 2,2% en 2009, prédit désormais une récession avec une contraction de 1% du PIB mondial.

MD

3/24/2009

Les habitants des quartiers se sentent en moins bonne santé

Les caractéristiques des quartiers d'habitation ont un impact sur l'état de santé perçu par les personnes qui y vivent, montre une étude de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes).

A caractéristiques individuelles équivalentes, les résidents des zones urbaines sensibles (ZUS) se considèrent globalement en plus mauvais état de santé que les autres.
Dans les quartiers à très fort taux de chômage, la proportion de personnes se déclarant en mauvaise santé est plus importante que dans les quartiers avec les taux de chômage les plus faibles (32% vs 22%). La santé perçue est aussi corrélée à la proportion de familles nombreuses ou monoparentales, de logements sociaux et de diplômés du supérieur.
Ainsi, moins de 21% des personnes vivant dans des quartiers à forte proportion de diplômés du supérieur se déclarent en mauvaise santé, contre 33% pour celles vivant dans des quartiers à faible proportion de diplômés du supérieur.
Les personnes les moins aisées, les moins diplômées, les plus âgées et les ouvriers se déclarent en plus mauvaise santé que les autres. En revanche, l'ancienneté dans le logement et la taille de l'agglomération ne sont pas corrélées à l'état de santé perçu.
Si l'on ajoute à ces caractéristiques le fait d'habiter en ZUS, la probabilité de se déclarer en mauvaise santé est alors supérieure de 2,2 points à celle des individus qui n'y vivent pas, à caractéristiques individuelles identiques.
En conclusion, les auteurs de l'étude estiment que, "si l'objectif des politiques publiques est de lutter contre les inégalités de santé", il est important de "mettre en oeuvre des politiques territorialisées en donnant plus de moyens à l'ensemble des territoires socialement défavorisés pour limiter les conséquences de ces inégalités".

3/21/2009

Crise: l'UE accroît nettement son soutien à l'Europe de l'Est et au FMI

BRUXELLES (AFP) — Les dirigeants de l'UE ont décidé vendredi de doubler leur fonds d'aide d'urgence à l'Europe de l'Est à 50 milliards d'euros et de renflouer le Fonds monétaire international pour les aider à affronter la pire crise planétaire depuis 1945.

"Nous avons mis nos actes en accord avec nos paroles avec un message de confiance et de solidarité" envers l'Europe de l'Est, a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, à l'issue d'un sommet où l'Europe s'est mise en ordre de bataille en vue de la réunion du G20 de Londres le 2 avril.

Concrètement, l'Union européenne va doubler à 50 milliards d'euros son enveloppe de prêts d'urgence disponibles pour faire face aux difficultés financières dans ces pays. C'est la deuxième fois depuis décembre que ce montant est doublé.

Une manière de faire taire les critiques. La Hongrie s'était plainte du manque de solidarité des pays d'Europe de l'Ouest, mettant en garde contre l'érection d'un nouveau "rideau de fer" sur le continent 20 ans après la chute du communisme.

"S'il y a besoin d'aider un pays qui a des besoins particulier, il y aura possibilité de l'aider", a assuré le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE.

La Hongrie et la Lettonie ont déjà tiré à hauteur de près de 10 milliards d'euros sur l'enveloppe de prêts d'urgence, dans le cadre de prêts conjoints octroyés par le FMI et les Européens.

La Roumanie négocie à son tour un prêt global de 20 milliards d'euros, auquel l'UE va contribuer. D'autres pays de l'Est de l'UE pourraient bientôt eux aussi être demandeurs, dont la Lituanie, selon certains analystes.

De nombreux pays à l'Est sont frappés de plein fouet par la crise car leurs monnaies se sont nettement dépréciées, fragilisant tout leur système financier.

Pour parvenir au doublement de l'enveloppe, il a fallu surmonter les réticences de plusieurs pays dont l'Allemagne qui redoutaient de créer la panique en annonçant de telles sommes.

Dans le même esprit, les dirigeants européens ont aussi décider d'apporter 75 milliards d'euros (quelque 100 milliards de dollars) pour augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI). Objectif: lui permettre d'accorder davantage de prêts aux pays en difficulté.

Une manière là encore indirecte d'épauler l'Europe de l'Est puisque plusieurs pays de cette région font appel au FMI.

La contribution européenne doit permettre de doubler les ressources totales du FMI à 500 milliards de dollars. La question sera au centre du prochain sommet du G20 et pourrait y rebondir car les Etats-Unis ont récemment suggéré de faire un effort encore plus important en triplant les ressources du Fonds.

Cette perspective semble peu envisageable pour l'Europe, qui a déjà traîné des pieds pour desserrer davantage les cordons de la bourse en faveur de la relance mondiale. Elle estime avoir déjà fait suffisamment. L'UE a rejeté lors de son sommet clairement les appels en ce sens de Washington.

Dans la perspective du G20, les pays de l'UE ont par ailleurs bouclé leur feuille de route.

Ils entendent obtenir "un résultat ambitieux" sur le renforcement de la régulation financière mondiale, a dit le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, dans une mise en garde implicite aux Etats-Unis, soupçonnés de vouloir se contenter de réformes a minima.

Sur la lutte contre les paradis fiscaux, les dirigeants de l'UE se sont dits satisfaits des concessions faites récemment par les pays européens pratiquant le secret bancaire, comme le Luxembourg ou la Suisse.

Ces derniers ne figureront pas sur une liste noire les mettant au ban de la communauté internationale.

a suivre….

3/19/2009

Etat de la crise, état de l'opinion !!

 

« A quelles informations êtes-vous le plus sensible, celles qui concernent le pouvoir d’achat ou celles qui concernent le
chômage ? ».

img1

Le mécontentement se radicalise et ne demande qu’à s’exprimer.

« Vous-même, êtes-vous ou non prêt à aller manifester dans la rue…
Oui
Non

Pour défendre vos intérêts ?
60%
39%

Pour montrer votre hostilité à la politique du gouvernement ?
51%
48%

Pour témoigner votre soutien à l’opposition au gouvernement ?»
41%
57%

Dates du terrain : 13/14 Mars 2009

Ce désir de contester est la conséquence de la perte de confiance à l’égard des Autorités (institutions, marques, publicité, médias...) et de la déception croissante des Français, déjà examinées dans le numéro quatre de notre analyse de la société française, Ipsos Flair 2009, le Désir dans tous ses états.

Après la crise financière, c’est donc maintenant à une crise d’opinion que nous devons nous préparer.

A suivre…

Complément :  CATIpsos 611 / 13-14 Mars 2009

«L'objectif n'est pas de comprendre comment fonctionne le cerveau, mais plutôt de se servir du cerveau pour mieux comprendre comment nous fonctionnons...»

Le Professeur Bruno Falissard est psychiatre et responsable de l'unité INSERM PSIGIAM.
Notre interview a porté sur son dernier ouvrage, «Cerveau et psychanalyse - tentative de réconciliation», publié chez l'Harmattan en 2008 (préface du Pr Widlöcher).

Le titre de votre ouvrage évoque d'emblée un objectif ambitieux! Pourriez-vous d'abord nous expliquer comment il a pris forme?
Les neuroscientifiques commencent à aborder des questions jusque là réservées aux psychanalystes et aux philosophes.
Cela entraîne des échanges polémiques qui rappellent un peu la querelle des anciens et des modernes. Il y aurait ainsi une nouvelle donne, scientifique, qui montrerait enfin «comment cela se passe vraiment» avec, en face, des attitudes critiques réactionnaires, sans véritables contre-propositions. Plus que dans de la science, on est ici dans du scientisme. Il y a en effet un véritable problème épistémologique avec les neurosciences telles qu'elles sont conceptualisées aujourd'hui. L'ensemble des modèles, des outils ont été construits à l'origine à partir d'observations réalisées sur des patients ayant eu un AVC, une tumeur cérébrale ou une épilepsie.
Ce n'est pas une mince affaire: la représentation académique du fonctionnement psychique humain qui fait autorité actuellement repose sur les notions de traitement de l'information, de déficit, de localisation cérébrale.
Or rien ne prouve que cette approche soit pertinente pour représenter ce que l'homme ressent subjectivement dans le quotidien de sa vie psychique, ou pour représenter ce que le psychiatre observe dans sa pratique.

Quelle a donc été votre méthode d'exploration?
Plutôt que de partir de phénomènes psychiques constatés auprès de certains patients neurologiques, je suis parti de situations, d'interrogations de la vie courante: pourquoi un enfant prend-il un tel plaisir à faire tomber des cubes qu'il a patiemment échafaudés? Comment puis-je faire quelque chose «malgré moi»: si ce n'est pas «moi» qui décide, alors «qui» décide? Comment comprendre que certains de nos semblables croient en Dieu? Comment expliquer que nous n'avons pas conscience de nous comme nous avons conscience des autres?
Ensuite, j'ai entrepris de montrer que le cerveau et ce que l'on connait de son fonctionnement pouvaient apporter des réponses à ces questions, réponses compatibles avec ce que nous apprennent la psychanalyse et la phénoménologie. Mais il a fallu laisser de côté toutes les notions de localisation, de fonction, de traitement de l'information. Il a plutôt fallu utiliser des modèles développés par les physiciens au début des années 1980.

Vous utilisez la notion d'«attracteur», qui devient un concept clef tout au long de votre livre. Pourriez-vous nous l'expliquez brièvement?
La notion d'attracteur est un concept que l'on retrouve en physique statistique et en thermodynamique. Il faut imaginer nos neurones comme des particules qui sont actives ou inactives, éteintes ou allumées. On peut ainsi représenter le cerveau comme un nuage de particules qui scintillent. Moyennant quelques hypothèses, on peut montrer que ce nuage va se stabiliser vers une configuration qui correspond à un minimum énergétique. Ce minimum correspond par ailleurs à une situation antérieurement vécue: plus cette situation est connue, plus le minimum est bas, faiblement énergétique. Ce type d'approche est un peu abstrait et peut dérouter au premier abord. Pourtant, en le détaillant, on peut constater qu'il «sonne» bien avec ce que nous expérimentons au quotidien, il met par ailleurs en avant la nature fondamentalement associative de notre fonctionnement mental.

Votre méthode ne diffère pas vraiment des neurosciences? On peut imaginer qu'on visualise à l'IRM fonctionnelle un réseau de neurones dans une certaine configuration?
C'est peu probable, en tous cas aujourd'hui. L'objectif n'est en effet pas de représenter le cerveau tel qu'il est construit, mais tel qu'il fonctionne. C'est un peu abstrait, mais c'est la force des mathématiques - et ici de la géométrie - de pouvoir décrire des processus difficiles à décrire avec des mots (or c'est bien connu, il est difficile de décrire à partir de mots ce que nous expérimentons quand nous pensons). L'objectif n'est pas de comprendre comment fonctionne le cerveau, mais plutôt de se servir du cerveau pour mieux comprendre comment nous fonctionnons... (Figure 1)


Vous décrivez un premier niveau sensoriel, puis un niveau qui intègre plusieurs modalités sensorielles. Que se passe-t-il par la suite?

Effectivement, les premiers niveaux sont sensoriels et conduisent à ce que nous appelons des «représentations»: représentations visuelles, auditives, mais aussi plurimodales comme le remarquaient les philosophes phénoménologistes: le jaune du citron participe à son acidité et réciproquement. Ensuite vient un niveau supplémentaire, celui de nos intentions, la propriété de notre esprit à diriger une pensée, vers des objets externes ou internes, et de diriger nos actes vers des buts. Nos intentions sont construites à partir de signaux de plaisir et déplaisir dont nous faisons l'expérience régulièrement. Les attracteurs souvent associés à des expériences plaisantes et/ou non déplaisantes vont ainsi orienter positivement ce que nous appelons nos choix alors qu'au contraire certains attracteurs vont être soigneusement évités (Figure 2).

Ce serait une possibilité de modéliser l'inconscient?
Tout à fait...!

Pr Bruno Falissard
Psychiatre, directeur de l'U669, INSERM PSIGIAM.
Maison de Solenn, Paris.

3/12/2009

La planète X existe-t-elle?

 

(Agence Science-Presse) – Existe-il vraiment une autre planète, peut-être aussi grosse que la Terre, cette mystérieuse « Planète X », qui rôderait au-delà de Pluton? La chasse se poursuit depuis des décennies : de nouveaux indices, en provenance des confins de notre système solaire, font renaître l’optimisme des chasseurs.

Si on trouvait cette « Planète X », ce serait l’addition la plus importante à notre système solaire depuis Neptune, au XIXe siècle. Aucun parmi les centaines d’astéroïdes découverts dans ces régions glacées ne peut se comparer à une planète —une vraie planète, pas un petit machin comme Pluton.

Mais bien que son existence soit envisagée depuis plus d'un siècle, tous les astronomes ne sont pas d’accord. Certains prétendent qu’une planète aussi grosse aurait été détectée, à l’heure qu’il est, puisqu’on en a détecté des beaucoup plus petites. D’autres prétendent que cette « planète X » est trop loin, au-delà de la sensibilité de nos télescopes, ce qui, avec le temps, est devenu un argument un peu facile : chaque fois que la technologie s’améliore, on peut dire : « désolé, la planète est encore plus loin qu’on ne le pensait ».

Or, selon cet article du New Scientist, les données récentes sur la ceinture de Kuiper —cette immense ceinture d’astéroïdes, aux confins de notre système solaire— contiendraient des données intriguantes. Certains objets tournent autour du Soleil sur des orbites anormalement à angle droit par rapport à l’orbite « normale » des planètes et des astéroïdes. Ce qui pourrait être le signe des perturbations causées par un corps plus massif.

Distances : Une unité astronomique est la distance entre la Terre et le Soleil. La région dont on parle ici, appelée ceinture de Kuiper, s’étend entre 30 et 50 unités astronomiques.
La ceinture de Kuiper est un amas de millions, peut-être des milliards, d’objets allant du minuscule caillou jusqu’à l’astéroïde géant —comme Pluton. L’incertitude quant à la définition de Pluton (planète ou pas?) vient que lors de sa découverte, en 1930, on ne soupçonnait pas l’existence de cette ceinture. Ce n’est qu’au cours des années 1980 et surtout 1990 qu’elle s’est révélée progressivement —et qu’on s’est rendu compte que Pluton n’était que le plus gros de ses objets.
Le site de Pan-STARRS

Prochaine étape : la mise en service à Hawaii, cet hiver, du premier des quatre télescopes appelés Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System), que l’on dit être équipés des plus puissantes caméras numériques du monde.

Leur premier objectif est de traquer les astéroïdes susceptibles d’entrer en collision avec la Terre. Mais accessoirement, des corps célestes plus lointains devraient, espère-t-on, devenir visibles à leurs yeux de lynx.

3/9/2009

Le lourd désenchantement des classes moyennes, par Michel Noblecourt

Le lourd désenchantement des classes moyennes,
:

A la faveur de la crise, Nicolas Sarkozy a redécouvert les classes moyennes. Dans le second collectif budgétaire pour l'année 2009, qui va être soumis au Parlement, le président de la République a fait inscrire une réduction des deux tiers de l'impôt sur le revenu pour environ 6 millions de ménages. Cette soudaine attention pour une catégorie dont le vote sera décisif à l'élection présidentielle de 2012 intervient au moment où une étude du Credoc (Consommation et modes de vie, n° 219, mars 2009) confirme le "désenchantement" de ces classes moyennes, qui ont subi plus douloureusement que d'autres un ralentissement de la croissance, qui a accru les inégalités.

Pour le Credoc, les classes moyennes rassemblent 50 % de la population ; elles gagnent entre 1 120 et 2 600 euros par mois avant impôt ; 30 % de cette catégorie diposant d'un revenu mensuel se situant en dessous de 1 750 euros pour une personne seule constituent les classes moyennes inférieures, coeur de cible de M. Sarkozy. Au-dessus, les catégories aisées représentent 10 % de la population et les hauts revenus 10 %. Au-dessous, 20 % sont dites "modestes" et 10 % (moins de 780 euros par mois) "pauvres".

L'étude du Credoc réalisée par Régis Bigot évite le catastrophisme. Elle récuse ainsi l'idée d'une "paupérisation" - même si nombre d'indicateurs vont dans le sens d'un appauvrissement - en soulignant que, sur les trente dernières années, le pouvoir d'achat a progressé - de 83 % entre 1970 et 2004 -, au point que le niveau de vie de cette catégorie a presque doublé. Mieux : à l'opposé du déclin observé aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, les classes moyennes se sont développées, passant de 47,9 % de la population en 1981 à 52,1 % en 2000.

"Sous pression", selon la formule du Credoc, les classes moyennes connaissent pourtant un lourd désenchantement qui tient en un chiffre : une personne sur deux vit, une fois que ses impôts ont été payés, avec 1 467 euros par mois. Sur cette somme, 38 % (21 % en 1979) sont consacrés aux "dépenses contraintes" (loyer et charges, eau, gaz, électricité, téléphone, assurances), et d'autres frais incontournables, comme l'alimentation, le transport, l'éducation et la santé, représentent en moyenne 615 euros. Une fois ces prélèvements effectués, il ne reste, selon le Credoc, que 294 euros par mois pour les loisirs, les vacances, l'habillement, l'équipement et, si cette marge étroite le permet, l'épargne...

Conséquence : en 2008, parmi ces classes moyennes ayant un "budget médian", 48 % ne sont pas partis en vacances, 37 % se sont privés de cinéma et, précise encore le Credoc, "34 % n'ont pas de voiture, 50 % n'ont pas accès à Internet à domicile, 40 % n'ont pas de produit d'épargne liquide".

En comparaison, entre 1979 et 2005, le poids des "dépenses contraintes" est passé de 19 % à 29 % pour les catégories aisées et de 24 % à 48 % pour les catégories pauvres. Une fois réglées les dépenses incompressibles, il reste aux 10 % les plus riches 1 474 euros par mois - soit l'équivalent du "budget médian" d'une personne appartenant à la classe moyenne - pour les vacances, l'habillement, l'équipement ménager et l'épargne. Quant aux 10 % les plus pauvres, ils gardent en poche 80 euros...

Avec la sévère récession qui s'annonce pour 2009, la pire depuis la Libération, les classes moyennes et les revenus modestes vont figurer au premier rang des victimes de la crise. Le regain d'inflation en 2007 et 2008 a "sans doute joué un rôle déterminant dans l'impression de perte de pouvoir d'achat des classes moyennes".

L'envolée du pétrole, le renchérissement des denrées alimentaires et la hausse soutenue des loyers (+ 3,4 % par an durant les vingt dernières années) ont durement pénalisé les classes moyennes et les couches populaires, parce qu'elles consacrent une part "proportionnellement plus importante dans leur budget" aux dépenses de logement, d'alimentation et d'énergie. En revanche, selon le Credoc, seules les catégories aisées - qui ont "davantage bénéficié des baisses d'impôt direct ces dernières années" - "semblent avoir été épargnées par l'inflation récente".

Le temps des restrictions semble s'imposer avec une force comparable à celle de la progression des inégalités. Selon le Credoc, en 2008, 72 % des classes moyennes "inférieures" "déclarent devoir s'imposer régulièrement des restrictions sur certains postes de leur budget", contre 64 % en 1980. Pour les catégories modestes, le pourcentage passe de 71 % à 80 % et, pour les catégories pauvres, il est quasiment stable (de 73 % à 75 %). A l'opposé, les titulaires de hauts revenus ne sont que 29 % à s'imposer des restrictions, contre 40 % en 1980. Depuis trente ans, l'amélioration générale du confort des habitations explique aussi la hausse du coût du logement.

Autre signal inquiétant que souligne le Credoc : "l'éloignement de la perspective d'une ascension sociale". En prenant en compte le rythme actuel de hausse du pouvoir d'achat, il faudra trente-deux années aux classes moyennes pour "atteindre le niveau de vie des catégories aisées". Dans les années 1960, au temps des "trente glorieuses", la perspective pour espérer le seuil du dessus était de onze années. L'ascenseur social reste en panne. Et la crise risque de sinistrer davantage ce paysage, rendant les inégalités plus douloureuses.

3/7/2009

« Probablement Dieu n’existe pas. Profitez-en ! »

 

« There’s probably no God. Now, stop worrying and enjoy yourself. » Ou, en français : « Probablement, Dieu n’existe pas. Maintenant, ne vous inquiétez plus et prenez plaisir à vivre. » C’est le nouveau message, grand et joyeux, que les Anglais peuvent lire sur le côté des huit cents autobus à impériale qui traversent Londres et d’autres grandes villes depuis le Nouvel An. Mille autres publicités du même genre paraîtront dans le métro de Londres la semaine prochaine.

L’Atheist Bus Campaign, soutenue par le savant Richard Dawkins, le philosophe A. C. Grayling et la British Humanist Association (Association humaniste britannique), a collecté 200 000 livres (220 000 euros) pour acheter ces publicités controversées (Dawkins aurait préféré laisser tomber le mot « probablement » du slogan choisi).

La réponse des croyants varie. L’Église méthodiste (protestante) se félicite d’une campagne qui va faire parler de Dieu. Par contre, Sandra Lafaire, soixante-seize ans, une touriste de Los Angeles, a été ahurie. « Je pense que c’est affreux, » a-t-elle déclaré en se trouvant devant un autobus. « Tout le monde a le droit de s’exprimer, mais je ne veux pas recevoir cela en pleine figure. »

Tim Bleakley, directeur du marketing pour les autobus de Londres, explique avec humour qu’accepter cette pub ne lui a pas posé de problème : « Je ne peux pas jouer le rôle de Dieu dans cette affaire. »

Dans les sondages, 53 % des Britanniques se considèrent comme chrétiens, mais la plupart n’assistent que rarement aux offices, pendant que 40 % affirment qu’ils n’ont pas de croyance religieuse. Côté coyants, on s’accorde sur le fait que les mosquées auront plus de fidèles que les églises dans quelques années.

La Grande-Bretagne serait devenue au XXIe siècle un pays plutôt laïque, en dépit des apparences : une Église officielle, présidée par le chef de l’État (la reine Elizabeth), et des évêques qui siègent de droit au Parlement. Même l’archevêque de Cantorbery, leader de l’Église anglicane, se trouve aujourd’hui du côté de ceux qui accepteraient la séparation de l’Église de l’État… un siècle après la France.

Par Peter Avis, journaliste

Humanité

3/3/2009

60% des Français pour une réponse européenne face à la crise

60% des Français pour une réponse européenne face à la crise

02/03/2009-[18:49] - AFP

PARIS, 2 mars 2009 (AFP) - Près de 60% des Français souhaitent que les pays de l’Union européenne (UE) "impulsent des politiques communes" ou "renforcent la coordination" face à la crise économique, mais 33% disent préférer des solutions nationales, selon un sondage CSA à paraître mardi.

"Face à la crise économique et financière", 39% des sondés disent souhaiter que les pays de l’UE "renforcent la coordination entre les politiques économiques et financières des Etats membres" et 20% qu’ils "impulsent des politiques européennes communes", selon ce sondage Europanova/Touteleurope.fr à paraître dans le quotidien Libération de mardi. Alors qu’une polémique sur le caractère protectionniste ou non de certaines mesures, notamment le plan de soutien français au secteur automobile, a tout récemment agité les pays de l’UE, 33% des sondés disent souhaiter que les pays européens "favorisent les solutions à l’échelle nationale" (8% ne se prononcent pas). Interrogés sur les qualités que devrait avoir le président de la Commission européenne, 43% évoquent "la capacité à défendre les intérêts de l’Europe dans le monde", 41% jugent nécessaire "une bonne connaissance des institutions et dossiers européens", 39% mettent en avant "la capacité à défendre avant tout l’intérêt commun européen" et 18%, "une expérience politique au niveau européen". A trois mois des élections européennes, 50% jugent que les eurodéputés français "accomplissent bien leurs missions", contre 43% qu’ils le font "mal". Les qualités souhaitées pour que les eurodéputés soient "influents" sont à 53% "le contact sur le terrain avec les citoyens européens. 44% estiment importante une "présence régulière au Parlement européen à Strasbourg" mais pour seulement 23%, "une expérience politique au niveau national". Sondage réalisé les 25 et 26 février par téléphone auprès d’un échantillon de 962 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

3/2/2009

De plus en plus d'avortements de «confort»

 

gynécologues-obstétriciens se détourneraient de cette pratique à cause des dérives constatées ces dernières années.

La pénurie annoncée de praticiens de l'avortement ne serait pas uniquement liée à un problème de restructuration hospitalière ou de renouvellement de génération, mais au désinvestissement de professionnels qui se posent de plus en plus de questions face à la  consommation» de l'IVG. C'est en tout cas ce qu'observe le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d'éthique médicale de l'université Paris-Descartes. «Beaucoup de professionnels, qui ne sont pas du tout des militants pro-vie, changent aujourd'hui de regard après avoir trop vu de glissements sur la pratique, explique-t-il. À l'origine, les indications d'un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd'hui plus de l'ordre du confort, ce qui n'est pas dans l'esprit de la loi.»

Ce médecin en veut pour preuve le nombre de «récidives» : alors qu'une femme sur dix avait subi deux ou trois avortements il y a dix ans, elles sont aujourd'hui deux sur dix, révèle une de ses études. De même, du fait du rallongement du délai de 10 à 12 semaines, certaines femmes, lors de l'échographie du premier trimestre, feraient «passer des petits doutes d'anomalies sur des IVG», évitant ainsi l'IMG (interruption médicale de grossesse) soumise, elle, à l'avis médical rigoureux d'une collégialité d'experts.

Autre glissement : aux côtés de couples qui «se retrouvent légitimement à devoir faire une sélection sur cinq ou six embryons» après une assistance médicale à la procréation, «d'autres le font pour une simple gémellité !» observe-t-il. Autant de raisons, selon lui, qui font lever le pied à ses confrères sur la pratique. «Ils finissent par se dire qu'ils n'ont pas choisi la gynéco-obstétrique pour faire ça.» Selon lui, la révision des lois bioéthiques doit précisément être l'occasion, non pas de remettre l'IVG en cause, mais de repenser son accès et la façon dont ses indications sont posées.

2/26/2009

Près de 300 000 chômeurs de plus en un an

Avec 90.200 demandeurs d'emplois en plus au mois de janvier, le Pôle emploi connaît la plus forte hausse augmentation jamais enregistrée. Sur un an, le chômage a grimpé de 15,4%.

L'annonce mercredi a fait l'effet d'une douche froide. En janvier, 90 200 demandeurs d'emploi se sont inscrits à Pôle emploi - l'organisme regroupant l'ANPE et les Assedic - en catégorie 1. Soit deux fois plus qu'en décembre, et une progression de 4,3 % en un seul mois : du jamais-vu depuis 1991, première année de calcul du nombre de chômeurs selon les modalités actuelles ! «Un triste record», pour la CGT, qui efface déjà le précédent : 64 000 nouveaux chômeurs avaient poussé les portes de Pôle emploi en novembre dernier.

Janvier est le neuvième mois consécutif de hausse. En un an, le nombre de chômeurs a explosé de 15,4 % pour atteindre 2 204 500 personnes enregistrées dans la catégorie de référence. Soit 294 000 chômeurs de plus entre janvier 2008 et janvier 2009 : là encore, une première. La hausse sur un an atteint 10,2 % (à 2,62 millions de personnes) si l'on prend en compte une définition du chômage plus proche du BIT.

«Brutalité de la crise»

«Ce mauvais résultat est l'écho du chiffre de la croissance au quatrième trimestre 2008 (- 1,2 %), analyse un spécialiste à Bercy. Il traduit un ajustement de court terme important sur la main-d'œuvre flexible, fins de CDD et de missions d'intérim en tête, lié à l'incertitude des chefs d'entreprise.» Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a prévenu mercredi sur France 3 : «On va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois.»

Même si janvier est traditionnellement un mois d'inscription importante au chômage, en raison notamment du nombre élevé de fins de contrats annuels, ces mauvais chiffres traduisent «la brutalité de la crise économique et sociale» pour la CFDT. Et sont, selon la centrale dirigée par François Chérèque, «la conséquence de multiples causes». Comme «l'évolution du marché du travail qui a vu ces dernières années l'explosion des contrats précaires et atypiques», les premiers frappés par la crise ; ou comme l'avalanche de «plans sociaux intervenus en 2008».

Tout le monde a été touché : les moins de 25 ans (+ 5,1 %), les 25-49 ans (+ 4,1 %) et les plus de 50 ans (+ 3,9 %). Comme les chômeurs de longue durée (+ 3,8 %). Les inscriptions à Pôle emploi sont, sans surprise, marquées par une envolée des licenciements économiques (+ 23,5 % sur trois mois), des fins de mission d'intérim (+ 7,8 %) et des fins de CDD (+ 7,2 %).

Quant aux offres d'emploi enregistrées par l'organisme, elles continuent de plonger : - 15,4 % en un mois.

Un jeune diplômé, au moins, pourrait échapper à cette vague : Yannick Miel, chômeur de 23 ans sans emploi qui s'était «mis en vente» aux enchères lundi sur Internet. Martin Hirsch, le haut-commissaire à la Jeunesse, lui a proposé d'intégrer pendant trois mois une commission chargée d'améliorer l'intégration des jeunes diplômés.

2/15/2009

Les cours du pétrole se stabilisent


11/02/2009 | Mise à jour : 13:16

  • Les cours du pétrole étaient fermes mercredi en début d'échanges européens mais les opérateurs devraient rester prudents avant de connaître l'état des stocks pétroliers aux Etats-Unis, d'autant que le rapport mensuel de l'AIE a renforcé le pessimisme sur la demande.
    Vers 11H45 GMT (12H45 à Paris), le Brent de la mer du Nord pour livraison en mars gagnait 11 cents, à 44,72 dollars le baril, par rapport à son cours de clôture de mardi, sur l'InterContinental Exchange de Londres.
    A la même heure, le baril de "light sweet crude" pour la même échéance prenait 22 cents à 37,77 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
    Les prix du pétrole se raffermissaient après que le marché eut réagi négativement au plan d'aide aux banques présenté par le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner. Les prix avaient perdu 2,01 dollars à la clôture de New York, et 1,41 dollar à Londres.
    Le marché restera toutefois dans l'indécision avant la publication à 15H30 GMT du rapport hebdomadaire du Département américain de l'Energie (DoE).

2/13/2009

Sarkozy annonce une évolution de la politique familiale

Sarkozy annonce une évolution de la politique familiale

AP | 13.02.2009 | 16:30

Un congé parental plus court, un statut du beau-parent, une réflexion sur le financement des prestations: Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi une importante révision de la politique familiale dans son premier grand discours sur le sujet.

Depuis mai 2007, le chef de l'Etat n'avait pas défini sa politique familiale, et certaines de ses décisions ont heurté les familles. On se souvient ainsi de la cacophonie sur la suppression de la carte famille nombreuse, finalement maintenue.

Devant un millier de représentants des associations familiales réunis à l'Elysée, M. Sarkozy a exprimé sa volonté de "soutenir toutes les familles, bases de notre société", particulièrement dans cette période de crise économique.

Sans vouloir "changer un système" qui permet à la France d'avoir "le meilleur taux de fécondité en Europe", le chef de l'Etat a annoncé quelques évolutions importantes pour répondre aux "nouvelles réalités familiales".

Cette évolution est aussi dictée par le coût de la politique familiale, estimé à 80 milliards d'eurs par an. Souhaitant une "réflexion sans tabou" sur ce sujet, M. Sarkozy a demandé au député UMP Yves Bur de faire des propositions "permettant de conforter le financement de notre politique familiale, tout en limitant son impact sur notre économie".

"La famille, ce n'est pas simplement un lieu où on reçoit des prestations, c'est un lieu où on fait face à des obligations", a résumé le chef de l'Etat.

Dans une annonce plus populaire, il a demandé au gouvernement de préparer d'ici la fin mars un projet de loi créant un statut du beau-parent pour reconnaître les "liens particuliers" qui existent dans les familles recomposées.

M. Sarkozy veut aussi faciliter l'adoption en France et à l'étranger. Il a ordonné au gouvernement de préparer "d'ici la fin mars" les dispositions législatives pour mettre en application le rapport de Jean-Marie Colombani sur l'adoption.

Face à l'"effacement des solidarités traditionnelles entre les générations", le chef de l'Etat a apporté son soutien à la proposition de loi du député UMP Jean Leonetti. Ce texte qui institue un congé de solidarité familiale rémunéré pour ceux qui accompagnent leurs parents en fin de vie sera débattu mardi prochain à l'Assemblée.

Mais M. Sarkozy a surtout insisté sur la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Dans ce cadre, il souhaité la mise en place d'un "congé parental plus court" pour permettre aux femmes de revenir plus facilement sur le marché du travail. "La maternité est une formidable aventure humaine, ce n'est pas une sanction", a-t-il lancé, déplorant "un immense gâchis".

Dans cet esprit, il a demandé aux partenaires sociaux de réfléchir à un "droit spécifique à la formation pour les parents qui veulent reprendre une activité après s'être consacrés à l'éducation de leurs enfants".

M. Sarkozy a enfin insisté sur la nécessité de développer l'offre de garde des enfants, sans reprendre sa promesse de campagne d'en faire un droit opposable. Pour créer 200.000 places supplémentaires d'ici 2012, il mise sur l'assouplissement des normes d'encadrement -une assistante maternelle peut désormais garder jusqu'à quatre enfants- et sur les crèches d'entreprises. Déplorant que moins de 2% des employeurs aient recours à ce système, il a demandé au gouvernement de "faire sauter les verrous juridiques et fiscaux" dans ce domaine.

Le chef de l'Etat a renvoyé à la conférence du 18 février avec les partenaires sociaux les réponses aux revendications des associations familiales d'un coup de pouce sur les prestations familiales. Il avait évoqué le 5 février à la télévision leur revalorisation comme une des pistes possibles pour soutenir le pouvoir d'achat.

M. Sarkozy a souhaité des discussions entre partenaires sociaux sur l'égalité professionelle hommes-femmes, la conciliation des temps de travail et familiaux et la simplification des congés familiaux. "Ce sont des chantiers ambitieux. Je m'y engagerai puissamment", a conclu le chef de l'Etat. AP

2/12/2009

La crise : quel impact dans les DOM ?

La crise : quel impact dans les DOM ?

Les bulletins de conjoncture du 4ème trimestre 2008 décrivaient une situation économique et sociale alarmante. Pour essayer d’aller plus loin et mieux cerner l’impact que la crise financière et économique mondiale pourrait avoir dans ce contexte déjà particulièrement tendu, Ipsos Dom a complété les mesures quantitatives d’une analyse qualitative réalisée à travers des entretiens individuels en janvier 2009 aux Antilles et à la Réunion. Même si les Domiens témoignent au final d’un optimisme désarmant, la situation n’est guère rassurante.

Vue d’outre-mer, la crise paraît pourtant lointaine. Aux Antilles comme à la Réunion, les personnes interrogées par les équipes d’Ipsos Dom proposent la vision désincarnée d’un phénomène abstrait, intangible, au point d’en contester l’impact ou la gravité : « on en parle trop, c’est trop médiatisé » / « je pense que c’est réel mais c’est exagéré » / « la crise c’est à 7000km » / « elle touche les grands pays, les USA » / « c’est virtuel, ça tarde à venir ».
Ce relativisme renvoie parfois à la spécificité du tissu industriel domien : « on n’a pas de grosses usines qui vont fermer » / « c’est pas comme Renault, on ne produit pas », « nos PME sont protégées ». Parallèlement tout de même, une crainte pour l’emploi se dessine, particulièrement dans le privé, sans que l’on n’en ressente dès aujourd’hui les conséquences.

Si donc globalement, la crise ne fait pas, en soi, plus peur que cela, c’est sûrement aussi du fait de l’idée dominante que la situation économique est déjà dramatique, et ce depuis longtemps : « on est déjà tellement dans la m…., ça ne peut pas être pire » / « c’est catastrophique, on n’en voit pas le bout ». Le constat est souvent exprimé moins crûment, mais il est massivement partagé dans les trois départements. La crise s’inscrit alors dans la continuité d’une conjoncture « catastrophique » pour beaucoup et « difficile » pour les autres : baisse régulière du pouvoir d’achat que les Domiens font en gros remonter au passage à l’euro, chômage persistant (en particulier chez les jeunes), voire nouvelles menaces sur l’emploi. L’étude qualitative confirme ici les grandes tendances quantitatives des bulletins de conjoncture, décrivant une situation économique et sociale pour le moins préoccupante : « je ne travaille plus que pour payer mes factures » / « j’en suis à envisager de prendre un deuxième emploi pour m’en sortir » / « on empiète sur l’épargne pour garder le même train de vie » / « je ne fais plus le plein d’essence, j’y vais chaque jour pour voir combien ça me coûte vraiment». On envisage de participer aux mouvements sociaux, plus dans la colère que dans l’espoir : « je ne pense pas que ça va s’améliorer ; il a des grèves prévues, alors je ne sais pas si ça va changer quelque chose mais moi je vais me mobiliser .

Dans ce contexte, les arbitrages de consommation deviennent incontournables. On oublie le superflu, on attend les soldes, on scrute les prospectus, les promos, on rationalise les dépenses quotidiennes. Les marques de distributeurs et les premiers prix sont privilégiés, on limite les loisirs (sorties, restos, cinés). « J’évite les centres commerciaux parce qu’une fois qu’on rentre c’est touché coulé pour toi » / « je peux vraiment plus profiter de mon salaire » / « si ça continue il faudra aussi faire l’impasse sur ma santé et mon alimentation »... Toutes les situations ne sont heureusement pas si dramatiques, mais ce type d’arbitrages concernent toutes les catégories de population, jusqu’aux plus aisées.

Plus que la crise en elle-même, cantonnée dans les représentations à l’effondrement lointain des places financières mondiales, les Domiens redoutent au final que le phénomène ne serve de prétexte à de nouvelles hausses de prix, qui leur rendraient la vie encore plus difficile. Un brin fatalistes, ils se déclarent toutefois parés à l’éventualité : « on a déjà connu des situations difficiles dans le passé, on a les cyclones » / « c’est déjà dur de vivre, de s’habiller, de manger ici donc on risque rien » / « les gens ici sont habitués à se débrouiller »... Toujours le système D, comme Dom.

2/10/2009

L’alerte est valable jusqu’à demain matin….Tempête

La façade atlantique et une grande moitié nord sont à présent concernées par le bulletin de vigilance émis par Météo France. Au total, quelque 62 départements. Les rafales de vent pourraient atteindre 120 à 140 km/h... Par précaution, le trafic aérien est stoppé en région parisienne.

En Ile-de-France, la direction de l’aviation civile a préféré prendre ses précautions. Le trafic aérien est purement et simplement interrompu, entre ce soir 20h et demain 10h.

Patrick Gandil, le directeur général de l’aviation civile, justifie la décision de fermer les aéroports.  (0'41")

L’alerte est valable jusqu’à demain matin. La carte de vigilance, actualisée tout au long de la journée par Météo France, est étendue à 62 départements, placés en alerte orange. Outre les Landes et la Gironde, déjà fortement meurtries par la tempête du 24 janvier, la vigilance concerne une grande moitié nord, au-dessus d’une ligne allant du littoral Atlantique à la Franche-Comté, en passant par le nord du Massif-Central.

Les vents violents étaient attendus à partir de 18h en Basse-Normandie, Bretagne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, en Gironde, dans les Landes et dans l’Oise. Sur la façade atlantique, les rafales de vent atteindront 120 à 140 km/h du Finistère à la Vendée, et 100 à 130 km/h de la Charente-Maritime aux Landes

2/7/2009

60% des Français favorables à l’autorisation des mères porteuses

 





28 janvier 2009 - D’après l’enquête réalisée par Ipsos pour Top Santé et « Le Magazine de la Santé » diffusé sur France 5, 61% de Français sont favorables à ce que le recours à une mère porteuse soit autorisé en France. En revanche, la question de la rémunération des mères porteuses partage les partisans de la légalisation, et constitue le principal grief des opposants, qui rejettent « la commercialisation du corps humain ».


Six Français sur dix (61%) se disent favorables à ce que le recours à une mère porteuse soit autorisé en France, contre 33% qui s’y montrent opposés. Une majorité assez nette d’avis favorables se dégage dans toutes les catégories de population, à l’exception des personnes âgées de 70 ans. Dans le détail, les personnes favorables à l’autorisation des mères porteuses le sont massivement pour les couples hétérosexuels (87%), mais aussi en majorité pour les personnes célibataires (62%) ou les couples homosexuels (55%, notamment les femmes, les moins de 35 ans, et les plus diplômés).
De leur côté, les opposants à la légalisation des mères porteuses mettent essentiellement en avant le fait que cela représente pour eux une « commercialisation du corps humain » (52%, plutôt les femmes), loin devant « les conséquences psychologiques que cela impliquerait pour l’enfant » (25%) ou pour la mère porteuse (18%). Même si la gestation pour autrui n’est pas forcément rémunérée, les opposants y voient dans tous les cas une dérive possible vers la mise à disposition contre rétribution de l’utérus humain.
Concernant la rémunération de ces mères porteuses, les partisans de leur légalisation se montrent très partagés, la moitié d’entre eux (50%) considérant qu’elles devraient être payées si elles le souhaitent, l’autre moitié (49%) étant d’avis contraire.

Si le concept de mère porteuse est donc majoritairement approuvé, les Français se montrent plus réservés quant à y avoir recours à titre personnel : 42% disent qu’ils seraient « prêts à recourir à une mère porteuse s’ils ne pouvaient pas avoir d’enfant », mais la majorité (55%) indique ne pas l’envisager. Quant au fait de porter soi-même un enfant pour quelqu’un d’autre, la réticence est encore plus forte. Seules 17% des femmes seraient prêtes à le faire pour une personne qu’elles ne connaissent pas et qui n’arrive pas à avoir d’enfant. Tout en restant minoritaire, le taux d’acceptation grimpe à 39% s’il s’agit de « quelqu’un de très proche comme une sœur ou une amie ».

Le développement de l’infertilité : un problème qui inquiète les Français

Le développement de l’infertilité est jugé inquiétant par plus de deux Français sur trois (69%) lorsqu’ils songent à leur propre cas, et par une proportion encore plus massive (85%) lorsqu’ils pensent aux générations futures. Pour de nombreuses personnes en effet, ce phénomène est bien plus qu’une simple évolution révélée par des études scientifiques : c’est un phénomène qu’ils constatent au quotidien. Ainsi, un Français sur deux (49%) connaît quelqu’un dans son entourage qui a des difficultés pour avoir un enfant, dont 28% qui disent même connaître plusieurs couples dans ce cas.
Au ban des accusés, on pointe d’abord « la pollution et les pesticides » (45% de citations), loin devant « l’âge plus tardif de procréation du premier enfant » (24%), « la prise régulière et prolongée d’une pilule contraceptive » (16%) ou « une alimentation déséquilibrée » (7%). Dans le détail, on relève tout de même que les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes (32% contre 16%) à mettre en avant l’âge tardif de procréation du premier enfant.

Une majorité de Français se dit prête à faire un don de sperme ou d’ovocyte

Pour faire face à cette baisse de la fertilité, le don de sperme ou d’ovocyte peut apparaître comme une solution. Bien que certains scientifiques s’alarment du manque de donneurs (en France en 2006, ils n’étaient que 248 donneurs de sperme pour 2 800 couples demandeurs), une majorité de Français se dit prête ou aurait été prête à effectuer un don. 56% des hommes accepteraient en effet de donner leur sperme, et 59% des femmes répondent de même concernant les ovocytes. Les plus volontaires sont les personnes qui connaissent dans leur entourage quelqu’un ayant du mal à avoir un enfant, avec des taux d’acceptation de 10 points supérieurs à la moyenne, pour les hommes comme pour les femmes. Dans touts les cas, les personnes qui envisagent le don estiment que cela doit rester anonyme et gratuit. 76% des Français se déclarent opposés à la rémunération des dons, 77% sont contre la levée de l’anonymat.

2/6/2009

Pé-da-go-gie !

Pé-da-go-gie ! C’est l’objectif de l’intervention de Nicolas Sarkozy, ce soir, en direct de l’Élysée. L’émission devrait garantir un bon score d’audience. Pas sûr pourtant qu’elle calme les ardeurs.

Une fois n’est pas coutume, c’est au Premier ministre qu’est revenu le soin de faire l’annonce, lundi, des mille projets et au Président de faire œuvre, ce jeudi, de pédagogie. Comme quoi l’heure est grave ! D’ailleurs, pour préparer son intervention télévisée et radio, Nicolas Sarkozy a allégé au maximum son agenda. Rien de prévu au programme depuis mercredi après-midi.

Face à quatre intervieweurs, Laurence Ferrari, David Pujadas - seul rescapé de l’émission du 26 avril - Guy Lagache et Alain Duhamel, Nicolas Sarkozy va tenter de rassurer les Français « face à la crise »… titre de l’émission, en direct du Château. « Le président ne va pas annoncer que la crise s’achève », explique un de ses conseillers, « ni qu’il a signé ce matin le décret de fin de crise. Il va essayer de répondre aux inquiétudes et à l’angoisse des Français. C’est un exercice difficile. Il faut dire la vérité mais avec précaution ». Histoire d’éviter les mouvements sociaux ?

La première crise de la mondialisation

Une inquiétude d’autant plus grande que les signaux sont au rouge, avec la hausse continue du chômage depuis le troisième trimestre 2008. Au mois de décembre, le nombre des demandeurs d’emploi a progressé de 45 800, après les 46 700 supplémentaires enregistrés en octobre et les 64 000 de novembre. Soit une hausse de 11,4% pour l’ensemble de l’année 2008, c’est-à-dire 217 000 demandeurs d’emplois de plus. Après l’annonce de ces chiffres, le premier ministre a fait savoir que le gouvernement réviserait ses pronostics de croissance pour l’année 2009. Aujourd’hui, ils se situent entre 0,2% et 0,5%. Et pour clore la série, la Commission européenne prévoit une récession de 1,8% pour la France en 2009. Que du bon, en somme !

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En clair, la crise a commencé et elle va continuer. Une bonne grosse crise structurelle qui contamine progressivement tous les secteurs de l’économie et que François Fillon dans le Monde, comme Henri Guaino dans le Figaro, ont qualifié de « première crise de la mondialisation ». De quoi augurer de sombres mois…

Source : http://www.bakchich.info/article6643.html

2/5/2009

Avec la crise, la popularité des leaders politiques s’oriente à la baisse

 

12 janvier 2009 - Dans un contexte morose, marqué par la crise économique et financière, le baromètre de l’action politique Ipsos-Le Point est clairement orienté à la baisse. En particulier, les jugements sur l’action des principaux leaders politiques se font de plus en plus sévères chez les personnes les plus exposées, faibles revenus, ouvriers ou moins diplômés.  

Executif

La relative stabilité de la popularité de Nicolas Sarkozy (45% de jugements favorables, -1 point, contre 51% de jugements défavorables, inchangé) masque une baisse des bonnes opinions dans les catégories populaires (ouvriers, faibles revenus…) et chez les sympathisants de gauche, compensée par la progression des avis favorables des cadres supérieurs, hauts revenus, proches de l’UMP et centristes.
François Fillon est en baisse dans les mêmes catégories que le Président de la République (élargies à employés, revenus moyens), sans que l’on enregistre pour autant la même progression chez les soutiens naturels (hauts revenus, sympathisants de droite). Du coup la cote du Premier ministre s’oriente à la baisse, même s’il conserve un solde d’opinion tout juste positif (46% de jugements favorables, -5 points, 45% de jugements défavorables, +5).

Gouvernement

La plus forte baisse de cette vague de janvier concerne Roselyne Bachelot (-11 points d’avis favorables sur l’ensemble de l’échantillon, à 36% contre 48% d’avis défavorables). Les drames survenus dans les hôpitaux pendant les fêtes font chuter la popularité de la ministre de la Santé à gauche (-12 points de bonnes opinions chez les sympathisants PS, à 23% d’avis favorables contre 65% d’avis contraire) mais aussi dans son propre camp (-10 points chez les proches de l’UMP, 56% contre 32% de mauvaises opinions).
La baisse enregistrée sur l’action de Xavier Darcos est moins nette, mais tout de même sensible : -6 points sur l’ensemble de l’échantillon (30% d’avis favorables), -6 points chez les sympathisants PS (16%), -2 points chez les proches de l’UMP (58%). Le Ministre de l’Education encaisse ici la résonnance des manifestations lycéennes de fin d’année.
Si son image consensuelle lui permet de conserver la tête du palmarès des leaders politiques, Bernard Kouchner perd tout de même 8 points de bonnes (60% d’avis favorables). Derrière Bertrand Delanoë (59% d’avis favorable, -1 point), une plus forte exposition médiatique permet en revanche à Rama Yade de grimper pour la première fois sur le podium (58%, +2 points), et à Rachida Dati d’échapper elle aussi à la tendance baissière du baromètre (45% d’avis favorables, +4 points). Autre exception, Michèle Alliot-Marie gagne 3 points de bonnes opinions (55%), et retrouve la première place du classement établi par les sympathisants UMP (82% de jugements favorables, +5).

Opposition

Les premières places du palmarès des leaders politiques sont toujours trustées par les membres du gouvernement. Après Bertrand Delanoë (2ème), la  personnalité d’opposition qui apparaît ensuite dans le classement ne pointe qu’à la 7ème place : il s’agit d’Olivier Besancenot, qui recueille toujours une majorité de bonnes opinions (52%) chez les Français, grâce notamment à la bienveillance des sympathisants socialistes (65% d’avis favorables).
La prime à la présence médiatique au moment du congrès de Reims s’estompe pour les leaders socialistes ; Bertrand Delanoë et Martine Aubry perdent ainsi chacun 5 points chez les proches du PS. Avec respectivement 70% et 66% de jugements favorables, ils restent toutefois en tête du classement des sympathisants PS.
La chute est encore plus brutale pour Ségolène Royal, qui perd 8 points dans son camp (52% d’avis favorables), et n’est plus soutenu, sur l’ensemble de l’échantillon, que par un Français sur trois (34%, -3 points).

A noter enfin à gauche l’entrée au baromètre de Benoît Hamon. Le nouveau porte parole du Parti socialiste souffre encore d’un déficit de notoriété (49% des personnes interrogées sont sans opinion sur son action). Chez ceux qui s’expriment, les avis sont partagés (27% d’avis favorables contre 24% d’avis contraire). Benoît Hamon bénéficie d’une popularité plutôt clivée pour un nouveau venu, avec une majorité d’avis favorables chez les sympathisants de gauche et d’extrême gauche, les jeunes ou les salariés du public, contre des avis majoritairement négatifs à droite ou chez les plus de 60 ans. 
Philippe Hubert
Avec la crise, la popularité des leaders politiques s’oriente à la baisse

12 janvier 2009 - Dans un contexte morose, marqué par la crise économique et financière, le baromètre de l’action politique Ipsos-Le Point est clairement orienté à la baisse. En particulier, les jugements sur l’action des principaux leaders politiques se font de plus en plus sévères chez les personnes les plus exposées, faibles revenus, ouvriers ou moins diplômés.  

Executif

La relative stabilité de la popularité de Nicolas Sarkozy (45% de jugements favorables, -1 point, contre 51% de jugements défavorables, inchangé) masque une baisse des bonnes opinions dans les catégories populaires (ouvriers, faibles revenus…) et chez les sympathisants de gauche, compensée par la progression des avis favorables des cadres supérieurs, hauts revenus, proches de l’UMP et centristes.
François Fillon est en baisse dans les mêmes catégories que le Président de la République (élargies à employés, revenus moyens), sans que l’on enregistre pour autant la même progression chez les soutiens naturels (hauts revenus, sympathisants de droite). Du coup la cote du Premier ministre s’oriente à la baisse, même s’il conserve un solde d’opinion tout juste positif (46% de jugements favorables, -5 points, 45% de jugements défavorables, +5).

Gouvernement

La plus forte baisse de cette vague de janvier concerne Roselyne Bachelot (-11 points d’avis favorables sur l’ensemble de l’échantillon, à 36% contre 48% d’avis défavorables). Les drames survenus dans les hôpitaux pendant les fêtes font chuter la popularité de la ministre de la Santé à gauche (-12 points de bonnes opinions chez les sympathisants PS, à 23% d’avis favorables contre 65% d’avis contraire) mais aussi dans son propre camp (-10 points chez les proches de l’UMP, 56% contre 32% de mauvaises opinions).
La baisse enregistrée sur l’action de Xavier Darcos est moins nette, mais tout de même sensible : -6 points sur l’ensemble de l’échantillon (30% d’avis favorables), -6 points chez les sympathisants PS (16%), -2 points chez les proches de l’UMP (58%). Le Ministre de l’Education encaisse ici la résonnance des manifestations lycéennes de fin d’année.
Si son image consensuelle lui permet de conserver la tête du palmarès des leaders politiques, Bernard Kouchner perd tout de même 8 points de bonnes (60% d’avis favorables). Derrière Bertrand Delanoë (59% d’avis favorable, -1 point), une plus forte exposition médiatique permet en revanche à Rama Yade de grimper pour la première fois sur le podium (58%, +2 points), et à Rachida Dati d’échapper elle aussi à la tendance baissière du baromètre (45% d’avis favorables, +4 points). Autre exception, Michèle Alliot-Marie gagne 3 points de bonnes opinions (55%), et retrouve la première place du classement établi par les sympathisants UMP (82% de jugements favorables, +5).

Opposition

Les premières places du palmarès des leaders politiques sont toujours trustées par les membres du gouvernement. Après Bertrand Delanoë (2ème), la  personnalité d’opposition qui apparaît ensuite dans le classement ne pointe qu’à la 7ème place : il s’agit d’Olivier Besancenot, qui recueille toujours une majorité de bonnes opinions (52%) chez les Français, grâce notamment à la bienveillance des sympathisants socialistes (65% d’avis favorables).
La prime à la présence médiatique au moment du congrès de Reims s’estompe pour les leaders socialistes ; Bertrand Delanoë et Martine Aubry perdent ainsi chacun 5 points chez les proches du PS. Avec respectivement 70% et 66% de jugements favorables, ils restent toutefois en tête du classement des sympathisants PS.
La chute est encore plus brutale pour Ségolène Royal, qui perd 8 points dans son camp (52% d’avis favorables), et n’est plus soutenu, sur l’ensemble de l’échantillon, que par un Français sur trois (34%, -3 points).

A noter enfin à gauche l’entrée au baromètre de Benoît Hamon. Le nouveau porte parole du Parti socialiste souffre encore d’un déficit de notoriété (49% des personnes interrogées sont sans opinion sur son action). Chez ceux qui s’expriment, les avis sont partagés (27% d’avis favorables contre 24% d’avis contraire). Benoît Hamon bénéficie d’une popularité plutôt clivée pour un nouveau venu, avec une majorité d’avis favorables chez les sympathisants de gauche et d’extrême gauche, les jeunes ou les salariés du public, contre des avis majoritairement négatifs à droite ou chez les plus de 60 ans. 
Philippe Hubert

Une semaine après la mobilisation du 29 janvier, Nicolas Sarkozy s’adresse ce soir aux Français pour calmer leurs inquiétudes croissantes face à la crise et les convaincre de la pertinence d’une politique qu’il a par avance refusé de modifier.

 

"De l’explication", "de la pédagogie", "répondre aux inquiétudes, mais pas au prix de l’immobilisme" et sans "changement de cap". Depuis lundi, l’Elysée, le Premier ministre et le chef de l’Etat lui-même ont déjà tracé le cadre étroit du long entretien radio-télévisé que Nicolas Sarkozy accorde ce soir à 20h15 à TF1, France 2, M6 et RTL.

Alors que les mauvais chiffres du chômage s’empilent mois après mois et que même l’optimiste ministre de l’Economie Christine Lagarde juge la récession inéluctable, le grand oral médiatique de Nicolas Sarkozy, le premier sous cette forme depuis dix mois, s’annonce périlleux. Solidement campés sur le succès de leur journée d’action de la semaine dernière (entre un et 2,5 millions de manifestants dans les rues), les syndicats attendent le président au tournant. Ils ont déjà indiqué qu’ils décideraient des suites du mouvement du 29 janvier en fonction des réponses apportées par le chef de l’Etat.

Tous réclament des mesures en faveur de la consommation et des salaires : hausse de salaires, conditionnement des aides aux entreprises, contrôle accru des plans sociaux, ou encore arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique. Mais l’heure n’est pas au changement de cap à l’Elysée. "Il n’y aura pas de tournant dans la politique économique et sociale", a insisté lundi François Fillon.

Nicolas Sarkozy "souhaite d’abord mettre en perspective (...) son action face à la crise", et "le but, ce n’est pas une émission consacrée à des annonces" a expliqué hier Luc Chatel. Cette émission "n’est pas faite uniquement pour les 1,5 million de Français qui ont manifesté" jeudi dernier. "Elle est faite aussi pour les 63 millions de Français qui n’ont pas manifesté", a prévenu le porte-parole du gouvernement.

"Il y a des inquiétudes dans notre pays. J’aurai l’occasion d’y répondre, mais pas au prix de l’immobilisme" et "du conservatisme", a averti mardi Nicolas Sarkozy, qui défendra sa décision de lutter contre la crise en misant sur l’investissement plutôt que sur la consommation des ménages.

Le chef de l’Etat va surtout devoir trouver les mots pour désamorcer une contestation montante : sa cote de confiance a baissé de cinq points en février par rapport à janvier, à 39%. tandis que celle du Premier ministre François Fillon perd trois points, à 40%, sur la même période, selon un sondage CSA dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Le président aura 70 à 90 minutes pour convaincre, face aux questions de Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL).

Anne Jocteur Monrozier, avec agences

2/3/2009

Nos ado fument moins, mais ils boivent toujours plus…

Consommations d’alcool en hausse, de tabac et de cannabis en baisse. Le comportement des adolescents de France vis-à-vis de ces trois produits, a évolué sur les 5 dernières années.
Publiés aujourd’hui, les résultats de l’enquête ESPAD 2007 sont en effet globalement positifs. Cette enquête - ESPAD est l’acronyme de European School Survey on Alcohol and Other Drugs- est menée auprès de jeunes de 16 ans dans 35 pays de la région Europe. En France, elle est réalisée sous la responsabilité scientifique de l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) et de l’INSERM. Elle a inclus 2 800 élèves de 202 établissements, qui ont répondu à un questionnaire standardisé.

Selon les premiers résultats, la consommation régulière d’alcool est en hausse, notamment chez les filles. Aujourd’hui, près de 9 jeunes sur 10 affirment avoir déjà bu des boissons alcooliques. La consommation régulière -c’est-à-dire au moins 10 fois au cours des 30 derniers jours- concerne 13% de ces jeunes. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport à l‘enquête ESPAD de 2003 où l’on comptait seulement 7% de buveurs réguliers. Les boissons favorites demeurent la bière, les spiritueux et… le champagne, pourtant considéré comme un produit élitiste !

Côté tabac en revanche, le recul de la consommation confirme une tendance observée en 2003. A 16 ans, 6 adolescents sur 10 (58% des garçons et 61% des filles) déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Ils étaient près de 8 sur 10 en 1999. L’usage régulier est également en net repli, passant de 31% en 1999 à 17% en 2007.

Dernier point : le cannabis. La « fumette » semble de moins en moins attirer nos jeunes. Ils ne sont pas plus de 3,4% à en consommer régulièrement, contre 6,1% en 2003. Et sans surprise, les garçons fument toujours plus que les filles. Signalons enfin que 9% des ado déclarent n’avoir expérimenté ni alcool, ni tabac, ni cannabis.

L’Association des Intervenants en Toxicomanie et Addictologie (ANITEA) et la Fondation des Acteurs de l’Alcoologie et de l’Addictologie (F3A) perçoivent dans ces résultats « des évolutions déjà notées » . « C’est plus que jamais sur le contexte addictogène de notre société qu’il faut se centrer » insistent-ils. « L’Etat doit prendre ses responsabilités, en donnant à tous les acteurs de la prévention les moyens nécessaires ».
Source : INSERM, OFDT, ANITEA, F3A, 2 février 2009
Nos ado fument moins, mais ils boivent toujours plus…[2 février 2009 - 18:10]
Consommations d’alcool en hausse, de tabac et de cannabis en baisse. Le comportement des adolescents de France vis-à-vis de ces trois produits, a évolué sur les 5 dernières années.
Publiés aujourd’hui, les résultats de l’enquête ESPAD 2007 sont en effet globalement positifs. Cette enquête - ESPAD est l’acronyme de European School Survey on Alcohol and Other Drugs- est menée auprès de jeunes de 16 ans dans 35 pays de la région Europe. En France, elle est réalisée sous la responsabilité scientifique de l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) et de l’INSERM. Elle a inclus 2 800 élèves de 202 établissements, qui ont répondu à un questionnaire standardisé.

Selon les premiers résultats, la consommation régulière d’alcool est en hausse, notamment chez les filles. Aujourd’hui, près de 9 jeunes sur 10 affirment avoir déjà bu des boissons alcooliques. La consommation régulière -c’est-à-dire au moins 10 fois au cours des 30 derniers jours- concerne 13% de ces jeunes. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport à l‘enquête ESPAD de 2003 où l’on comptait seulement 7% de buveurs réguliers. Les boissons favorites demeurent la bière, les spiritueux et… le champagne, pourtant considéré comme un produit élitiste !

Côté tabac en revanche, le recul de la consommation confirme une tendance observée en 2003. A 16 ans, 6 adolescents sur 10 (58% des garçons et 61% des filles) déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Ils étaient près de 8 sur 10 en 1999. L’usage régulier est également en net repli, passant de 31% en 1999 à 17% en 2007.

Dernier point : le cannabis. La « fumette » semble de moins en moins attirer nos jeunes. Ils ne sont pas plus de 3,4% à en consommer régulièrement, contre 6,1% en 2003. Et sans surprise, les garçons fument toujours plus que les filles. Signalons enfin que 9% des ado déclarent n’avoir expérimenté ni alcool, ni tabac, ni cannabis.

L’Association des Intervenants en Toxicomanie et Addictologie (ANITEA) et la Fondation des Acteurs de l’Alcoologie et de l’Addictologie (F3A) perçoivent dans ces résultats « des évolutions déjà notées » . « C’est plus que jamais sur le contexte addictogène de notre société qu’il faut se centrer » insistent-ils. « L’Etat doit prendre ses responsabilités, en donnant à tous les acteurs de la prévention les moyens nécessaires ».
Source : INSERM, OFDT, ANITEA, F3A, 2 février 2009

Environ 20 millions d'ouvriers migrants se trouvent sans emploi…..

Environ 20 millions d'ouvriers migrants se trouvent sans emploi en Chine en raison de la crise, ont annoncé lundi les autorités qui s'inquiètent d'une recrudescence des tensions sociales.

"Selon nos calculs, 15,3% des 130 millions de ruraux qui migrent pour travailler, ont perdu leur emploi ou n'en ont pas trouvé", a affirmé Chen Xiwen, un responsable gouvernemental chargé de planification rurale.

En conséquence, "20 millions de travailleurs ruraux migrants ont perdu leur emploi ou n'en ont pas encore trouvé, et sont rentrés chez eux, à cause de la crise", a-t-il ajouté, citant une récente enquête du ministère de l'Agriculture, dans 150 villages de 15 provinces.

Ces statistiques sont nettement plus alarmantes que celles publiées il y a une dizaine de jours par le gouvernement.

Le Bureau National des Statistiques (BNS) avait estimé, juste avant les vacances du Nouvel an chinois, qu'environ six millions de personnes étaient rentrées chez elles après avoir perdu leur emploi à cause de la crise mondiale.

Le BNS n'avait pas cité précisément ce chiffre mais estimé la population privée d'emploi chez les migrants à "20% des trente millions de personnes retournées dans leurs régions d'origine".

"Une fois rentrés dans leurs villages, comment font-ils pour gagner leur vie, pour vivre ? Voici un facteur nouveau qui a un impact sur la stabilité sociale", a souligné M. Chen.

Pékin s'est à plusieurs reprises inquiété ces dernières semaines de la situation de l'emploi, notamment celle des travailleurs les plus vulnérables, les ruraux ayant quitté leurs campagnes pour les régions industrialisées.

Quelque 55% du 1,3 milliard de Chinois, soit 727,5 millions, sont des ruraux, selon les estimations officielles.

Parmi ces ruraux, 130 millions -- davantage selon des estimations non officielles -- ont quitté leur village pour trouver du travail dans les manufactures des bassins d'emplois: les zones développées du sud et de l'est du pays.

Selon M. Chen, chaque année, six à sept millions de personnes supplémentaires suivent cette voie et il devrait donc y avoir "une grosse pression à l'emploi pour environ 25 millions de résidents ruraux".

Or "assurer l'emploi, c'est assurer la stabilité rurale", a-t-il dit.

Le gouvernement craint par dessus tout une montée du mécontentement social, dans un pays qui compte déjà chaque année des dizaines de milliers "d'incidents sociaux", de paysans spoliés de leurs terres, d'ouvriers exploités, de citoyens victimes d'épisodes de pollution, et autres manifestations nées parfois d'une simple étincelle.

Les inquiétudes officielles sont avivées par la brusque décélération de l'économie, qui a progressé de 9% sur un an en 2008 --mais de seulement 6,8% au dernier trimestre-- selon les statistiques du BNS.

Or le secteur manufacturier qui représente 40% de l'économie chinoise, est un des premiers touchés par le ralentissement économique, en particulier les fabriques axées vers l'exportation.

En janvier, "le ralentissement chinois et des économies mondiales a entraîné un déclin de la production pour le sixième mois consécutif", tandis que "le taux de suppressions d'emplois s'est intensifié", a souligné lundi CLSA Asia-Pacific Markets, en faisant état d'un nouvel indice des directeurs d'achats (PMI) inférieur à 50 (à 42,2), c'est-à-dire indiquant une contraction de l'activité.

Les analystes estiment que le Produit intérieur brut de la Chine doit au moins croître de 8% par an pour garder l'emploi à un niveau acceptable.

2/2/2009

La créature de Jekyll Island: Tout sur l’histoire des banques

 

Edward Griffin

Dans le livre La créature de l’île Jekyll, l’auteur, Edward Griffin, explique comment se servir du pouvoir et de l’argent pour contrôler les groupes et les institutions, en achetant l’autorité et l’emprise des gens qui les dominent. Ce procédé consiste à corrompre des politiciens, des partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse, des studios cinématographiques, des universités, des syndicats de travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des mouvements de scoutisme pour garçons et filles et ainsi de suite. En fait, n’importe quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite pour accroître ce contrôle. Les acquéreurs dont il est question dans cette leçon, ont beaucoup d’argent pour se procurer ce contrôle.

AVERTISSEMENT !

Vous êtes sur le point d’entrer dans une zone de réalité… Un endroit où la vérité est plus étrange que la fiction, où la connaissance est profonde, où les mythes sont détruits et les déceptions étalées au grand jour. En ces lieux, vous découvrirez les vraies leçons d’histoire. En ces lieux, de vraies aventures de la vie vous dévoileront la nature cachée de l’homme. Si vous poursuivez votre écoute, vous ne pourrez plus jamais retourner dans la zone floue d’où vous venez.

Bienvenue dans la zone de réalité. Je m’appelle Ed Griffin et j’ai écrit un livre intitulé La créature de l’île Jekyll, un second regard sur la Réserve fédérale. À la fin du manuel, j’encourage mes lecteurs à se joindre à moi pour détruire la Réserve fédérale, ce « monstre » du gouvernement américain. Je leur donne également les outils dont ils peuvent se servir pour y parvenir. À mon plus grand étonnement et plaisir, des milliers de lecteurs m’ont écrit pour joindre les rangs de ma croisade. Très embarrassé de ne pas posséder du matériel imprimé en quantité suffisante pour le leur expédier, le 18 novembre 1994, j’ai décidé d’enregistrer ce message.

Transportons-nous au premier siècle, dans un minuscule royaume appelé Fryggia, où un philosophe du nom d’Ethectate a déclaré qu’il existait quatre types d’apparences : les choses paraissent telles qu’elles sont ; elles ne paraissent pas telles qu’elles sont ; les choses sont ce qu’elles sont sans le paraître ; elles ne sont pas ce qu’elles sont e

t paraissent l’être. Cet homme aurait pu donner des cours bancaires et d’économie dans l’une de nos universités. Cela ne ressemble-t-il pas aux explications que l’on obtient en lisant les relevés de la Réserve fédérale ? Ethectate s’est servi d’un concept relativement simple et pourtant, lorsqu’il eut terminé son explication, personne ne comprenait toujours pas de quoi il parlait. Voilà ce à quoi nous devons faire face avec les experts de nos jours. Il cherchait seulement à dire que les apparences peuvent parfois être décevantes. Il nous a tout de même donné un chemin à suivre, un thème.
S’il existe quelque chose de décevant dans le monde, c’est bien le système de la Réserve fédérale. On peut le considérer comme le 4e type d’apparence qu’Ethectate décrivait comme suit : il n’est pas ce qu’il est et paraît l’être. Ma présentation portera sur ce thème.

La création du système de la Réserve fédérale
(la Fed)…

Le titre du livre, La créature de l’île Jekyll, un second regard sur la Réserve fédérale, en dit très long sur le contenu ma présentation. L’île Jekyll existe vraiment. Elle se situe au large de la côte de Géorgie. Le système de la Réserve fédérale fut conçu sur cette île, en 1910, lors d’une réunion ultra secrète. Lorsque l’on opère en secret, cela signifie habituellement que l’on cache quelque chose. Tout ce dont je vous entretiendrai fut mis par écrit. En 1910, un petit groupe de millionnaires de New York, dont J. P. Morgan, William Rockefeller et leurs associés, possédait l’île Jekyll en totalité. Leurs familles venaient y passer les mois d’hiver. L’île servait de lieu de vacances et on l’appelait le Club de l’île Jekyll. Depuis, l’état de la Géorgie a acheté l’île. On y retrouve un pavillon où se trouve une pièce spéciale. Sur la plaque de laiton fixée à la porte de cette salle, on peut lire : le système de la Réserve fédérale fut créé dans cette pièce. On peut accéder à ces informations dans les bibliothèques.

En novembre 1910, le sénateur Nelson Aldrich envoya son train privé à une station de chemin de fer du New Jersey, tard le soir. Le train était prêt à le recevoir ainsi que six autres hommes qui venaient à la condition ultime de n’en souffler mot à personne. On leur avait demandé, par exemple, de se présenter à un moment précis et de ne pas

souper ensemble le soir de leur départ. S’il advenait qu’ils arrivent au même moment, ils devaient prétendre qu’ils ne se connaissaient pas. Étant donné qu’ils étaient des hommes bien connus, on leur avait dit d’éviter les journalistes. L’un d’entre eux a même traîné un fusil de chasse pour prétendre qu’il allait en voyage de chasse aux canards si on lui demandait. Nous apprîmes plus tard à travers sa biographie qu’il n’avait jamais possédé d’armes à feu de sa vie. Il l’avait emprunté pour l’occasion. À bord du wagon, ils avaient reçu l'ordre de ne s’adresser l’un à l’autre que par leur prénom. Deux d’entre eux ont même utilisé des noms de code. La raison en était fort simple : le personnel de service à bord du train ne devait pas savoir qui ils étaient.

Le train privé voyagea pendant deux nuits et une journée, c’est-à-dire un voyage de mille milles, jusqu’à ce qu’il arrive à une voie d’évitement située à Brunswick, Géorgie. À partir de là, ils prirent un traversier jusqu’à l’île Jekyll. Pendant neuf jours, ils sont restés assis autour de la table du pavillon et ont éclairci tous les détails importants de ce qui allait devenir le système de la Réserve fédérale. Lorsqu’ils eurent terminé, ils retournèrent à New York et nièrent la tenue d’une telle réunion pendant un certain nombre d’années. Ce n’est que lorsque le système de la Réserve fédérale fut fermement établi qu’ils commencèrent à parler ouvertement de ce qu’ils avaient fait. Plusieurs d’entre eux rédigèrent des livres et des articles de revues sur le sujet. Il nous est maintenant possible d’en apprendre davantage sur ce qui s’est passé.

Qui étaient ces hommes ? Le sénateur Nelson Aldrich, chef de file républicain du Sénat (membre de la Commission monétaire nationale – ce comité spécial du Congrès, créé dans le but d’émettre des recommandations relatives à la réforme législative des opérations bancaires d’Amérique). Même à cette époque, les Américains s’inquiétaient de laisser tout le pouvoir financier entre les mains d’un petit groupe de banques et de sociétés de placement new-yorkaises. Ils l’appelaient la Fiducie monétaire (le Money Trust). Les citoyens voulaient mettre un terme à l’empire de cette dernière. Plusieurs politiciens ont été élus grâce à leur promesse d’aider à réaliser ce projet. D’ailleurs, l’un des objectifs de la Commission monétaire du sénateur Aldrich visait exactement à accomplir cela. Toutefois, le sénateur entretenait une relation commerciale avec l’homme d’affaires J. P. Morgan. Ce dernier était le beau-père de John D. Rockefeller fils et devint par conséquent, le grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien vice-président des États

-Unis.

Le deuxième homme présent à la réunion se nommait Abraham Piat Andrews, le secrétaire-assistant du Trésor américain. Plus tard, il devint un membre du Congrès et fut, tout au long de sa carrière, un homme très influent au niveau des milieux bancaires. Le troisième homme s’appelait Frank Vanderlip, le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus puissante banque d’Amérique. Il représentait les intérêts financiers de William Rockefeller et de la société d’investissement internationale Kuhn, Loeb and Company. Henry Davison, l’associé principal de la J. P. Morgan Company, était présent. Charles Norton, le président de la First National Bank de New York, participait à cette réunion. Benjamin Strong, le directeur général de la J. P. Morgan’s Bankers Trust Company, y assistait également. Il en devint d’ailleurs le P.D.G., trois ans plus tard, suite à l’adoption de la Loi sur la Réserve fédérale. Enfin, Paul Warburg prenait lui aussi part à la réunion . Il était probablement l’homme le plus important en ces lieux grâce à ses connaissances bancaires européennes. Allemand de souche, il se fit éventuellement naturaliser citoyen américain. En plus d’être un partenaire de la Coon, Loeb and Company,il représentait également la dynastie bancaire Rothschild en Angleterre et en France. De plus, il entretenait des liens étroits avec son frère Max, le directeur en chef du consortium bancaire Warburg en Allemagne et aux Pays-Bas. Paul Warburg était l’un des hommes les plus riches du monde. Ces sept hommes qui se trouvaient sur l’île Jekyll, représentaient à eux seuls en ce temps, directement et indirectement, approximativement un quart de la richesse planétaire globale.

Voici comment tout cela s’est vraiment déroulé. Frank Vanderlip affirma dans un article du Saturday Evening Post du 9 février 1935 : « Je ne crois pas exagérer en considérant notre expédition secrète sur l’île Jekyll comme une occasion en or de créer ce qui devint éventuellement le système de la Réserve fédérale, et ce, même si le mot d’ordre voulait que l’on garde ce fait le plus secret possible. Une fois installés à l’intérieur du train, nous avons commencé à respecter l’interdiction d’utiliser nos noms de famille respectifs. Nous nous adressions l’un envers l’autre en tant que Ben, Paul, Nelson et Abe. Davison et moi avions même poussé la mascarade jusqu’à abandonner nos prénoms. Davison prit le nom de Wilbur et j’empruntai le nom d’Orville, en l’honneur des deux frères Wright, les pionniers de l’aviation. Il se peut que les serviteurs et les employés du train aien

t reconnu un ou deux d’entre nous, mais ils ne nous connaissaient pas tous. Nos noms réunis auraient pu à eux seuls donner une toute autre portée à notre expédition, tant à Washington, qu’à la Bourse de New York ou même à Londres. Il ne fallait tout simplement pas que l’on nous découvre.  » Pourquoi, demande Ed Griffin ?

Vanderlip donne une réponse à cette question dans le même article : « Éventer le secret du rassemblement de notre groupe en particulier et de nos travaux équivalaient à anéantir toutes chances que le Congrès vote la Loi sur le comportement des banques. » Pourquoi ? Parce que le but de cette loi consistait à mettre un terme à l’empire de la Fiducie monétaire et croyez-le ou non, cette loi avait été écrite par les membres mêmes de la Fiducie monétaire. C’est aussi simple que cela. Si le public avait eu connaissance de cette réunion, le système de la Réserve fédérale n’aurait jamais vu le jour. Comme si l’on demandait à un renard de construire un poulailler et d’y installer un système d’alarme ! Cette réunion devait avoir lieu dans le plus grand secret. Ni le grand public, ni le Congrès ne l’aurait acceptée. En d’autres termes, on créa la Réserve fédérale secrètement parce qu’elle aurait suscité trop de déception. De plus, d’autres raisons s’ajoutent à cela. Analysons la composition du groupe.

Ici, nous avons les Morgan, les Rockefeller, les Warburg et ainsi de suite, tous assis à discuter autour d’une table. Il se peut que vous vous demandiez ce qu’il y a de mal à cela. Eh bien ! Ce qui ne va pas, c’est que tous ces gens étaient des compétiteurs, des géants de la finance mondiale qui se battaient non seulement à New York, mais également à Londres ou à Paris, entre autre. Les livres d’histoire décrivent cette époque américaine comme l’aube de la période du cartel. Une transition idéologique majeure s'opérait en affaires. Les grandes entreprises avaient pris de l’extension au niveau de leur pouvoir d’action et de leur prospérité grâce à la concurrence permise par la libre entreprise. Cet état de fait conféra une supériorité aux États-Unis et lui permit de surpasser l’ordre mondiale suranné. À partir de cet instant, les grandes entreprises transformèrent leur idéologie en monopole et évitèrent ainsi la concurrence. Pour reprendre les paroles de John D. Rockefeller père : « La concurrence est un péché. » Les dirigeants de ces entreprises consacrèrent leur vie à l’élimination de la concurrence, quel qu’en

soit le prix. S’ils n’y parvenaient pas, ils l’achetaient ou, dans la mesure du possible, s’y associaient en un monopole partagé. C’est ce qu’on appelle un cartel.

Cette transition se produisit à cette période de l’histoire. Pendant les quinze années qui ont précédé le rassemblement sur l’île Jekyll, les groupes financiers de toutes les industries s’étaient progressivement associés en joint-ventures au lieu de concurrencer l’un contre l’autre. Ils s’étaient rendu compte que cela fonctionnait et l’ont apprécié.

Nous étudierons maintenant la deuxième ahurissante réalisation au sujet de la Réserve fédérale. Nous verrons d’ailleurs qu’il ne s’agit aucunement d’une organisation gouvernementale. Il s’agit d’un cartel ! Ils ont créé un cartel bancaire et l’ont rendu légal, conformément à la loi . Personne n’apprendra cela à l’école. Un troisième élément s’ajoute à cette histoire : ce cartel s’est associé au gouvernement.

Lorsque l’on forme un partenariat, toutes les parties doivent profiter de certains avantages. Qu’est-ce que le gouvernement gagne avec tout cela ? Examinons ensemble par quel mécanisme le gouvernement fédéral crée l’argent. Comment est -ce que l’argent voit le jour ? Nous devrions le demander au magicien Mandragore. Il pourrait créer quelque chose à partir de rien, puis le faire disparaître par la suite. N’essayez pas de comprendre. Voici comment cela se passe et je vous le présenterai le plus simplement possible.

De l’argent créé comme par magie…

Le Congrès a besoin d’argent et en quantité beaucoup plus importante que ce qu’il perçoit en impôts. Les impôts représentent une fraction de ce que le Congrès requiert pour fonctionner. Comment peut-il dépenser plus que ce qu’il touche en impôt ? Étudions son mode de fonctionnement… Supposons que le Congrès a besoin d’un milliard de dollars pour payer les dépenses du jour. Il s’adresse alors au Trésor et le trésorier-payeur général lui répond : « Vous devez blaguer ! Nous n’avons aucun argent disponible. Vous l’avez dépensé en entier durant les mois de février et mars. Tout ce que nous avons perçu en impôt est parti en fumée. » Le Congrès affirme qu’il le sait. Ils en arrivent à l

a conclusion qu’ils auraient dû puiser l’argent dans les fonds publics. Puis, le Congrès passe par l’imprimerie non pas pour faire imprimer de l’argent, mais plutôt des certificats. De beaux billets où apparaissent, dans la partie supérieure, un aigle et la mention : Bon du Trésor des États-Unis (billet ou promesse, suivant la date d’échéance). En fait, ce sont des reconnaissances de dettes et le Congrès espère qu’elles inciteront les gens à emprunter au gouvernement en retour. Plusieurs personnes le font parce qu’elles ont entendu dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs investissements à faire. Gardez toujours ceci à l’esprit : le gouvernement vous fait croire que vous investissez, mais en réalité, vous lui prêtez de l’argent lorsque vous achetez ses valeurs. Il affirme qu’il s’agit du meilleur investissement possible parce qu’il est avalisé par la confiance et le crédit du gouvernement des États-Unis. Cela signifie que le gouvernement s’engage solennellement à vous rendre votre argent avec des intérêts, même s’il doit vous prendre tout ce que vous possédez en impôt pour y arriver.

Puis, les représentants du Congrès et du Trésor se rendent ensemble jusqu’à l’immeuble de la Réserve fédérale. La Fed les attendait. Elle rédige immédiatement un chèque d’un milliard de dollars au Trésor des États-Unis. Qui a payé ce milliard de dollars ? La réponse : il n’existe pas. Il n’y a même pas de compte de chèques, seulement un livret. De l’argent instantané. Vous et moi irions en prison en agissant ainsi. Cependant, ils peuvent le faire parce que le Congrès le leur demande. Le gouvernement est impliqué dans ce partenariat pour cette même raison. Le gouvernement peut ainsi accéder instantanément au montant d’argent qu’il désire et au moment qu’il le souhaite, sans avoir besoin de demander l’approbation des contribuables sous forme d’impôt direct. Si le gouvernement s’adressait aux contribuables en disant qu’il avait besoin de l’argent et que pour se faire, il devait augmenter leurs impôts de 3 000 $, ces derniers ne voteraient plus pour lui aux prochaines élections. Le gouvernement aime se servir du mécanisme de Mandragore parce qu’il peut ainsi obtenir de l’argent immédiatement sans que personne ne le sache. Le gouvernement fait partie de ce partenariat pour cette raison. Toutefois, on peut se demander pourquoi le cartel bancaire y participe également.

Le cartel bancaire est impliqué dans ce partenariat parce que le trésorier-payeur général prendra le chèque d’un milliard de dollars et le déposera dans le compte de chèques du

gouvernement qui se trouve à la Réserve fédérale. À ce moment, l’ordinateur indiquera que le compte du gouvernement contient un milliard de dollars instantané. Cela signifie qu’à partir de cet instant, le gouvernement peut émettre des chèques gouvernementaux d’un montant égal. Prenez l’exemple d’un chèque de 100 $ libellé au nom d’un employé des postes. Cette personne ne croirait pas que cet argent n’existait pas deux jours plus tôt. D’ailleurs, elle ne s’en soucierait pas puisqu’elle peut le dépenser. L’argent se trouve maintenant ailleurs qu’à la Fed ou qu’entre les mains des partenaires du gouvernement, c’est-à-dire du côté bancaire commercial. Le banquier se dirige alors vers la fenêtre des prêts et annonce : « Puis-je avoir votre attention s.v.p. ? Nous avons de l’argent à prêter. » Maintenant, tout le monde est heureux et pourtant, chacun d’entre eux ressent de l’inquiétude face au maigre montant de 100 $. Alors, le banquier les rassure en disant de ne pas s’inquiéter parce qu’il peut leur prêter 900 $. Comment est-ce possible ? Comment est-ce que les banques peuvent prêter un montant de 900 $ alors que la somme déposée n’était que de 100 $ ? Voici la réponse :

Le système de la Réserve fédérale exige aux banques de garder en réserve au moins 10 % des dépôts effectués. Elles doivent conserver 10 $ par tranche de 100 $ et prêter la différence, soit 90 $. Puis, dès qu’un citoyen emprunte ce 90 $ et le dépose dans son compte de chèques, le même cercle vicieux recommence et ainsi de suite. D’où venait tout cet argent ?

La réponse est la même : l’argent n’existait pas. Il est apparu au moment précis où quelqu’un fit l’emprunt. Rappelez-vous. L’argent créé à partir de rien et remis au gouvernement, a été dépensé par ce dernier pour réaliser ses projets. D’autre part, les banques n’ont pas dépensé l’argent créé à partir de rien pour elles, elles nous l’ont plutôt prêté afin que nous réalisions nos projets. Toutefois, elles perçoivent de l’intérêt sur ces prêts qui, en fin de compte, n’existe pas. Tous les citoyens aimeraient posséder un livret de chèques magiques comme celui là et percevoir de l’intérêt sur les prêts ! C’est la raison pour laquelle le cartel bancaire est partenaire dans cette affaire. Tout cela est légal. On charge de l’intérêt sur rien. Cependant, le processus ne s’arrête pas là.

Quelles en sont les conséquences ? Cet argent créé à partir de rien se retrouve dans le système économique et ces nouveaux dollars diminuent la valeur de ceux qui y circulent

déjà. On peut comparer ce phénomène au principe de délaiement de la soupe. Lorsqu’une soupe est trop épaisse, on y ajoute de l’eau pour la diluer. Les prix commencent alors à augmenter et l’inflation s’abat sur l’économie. En fait, contre toute apparence, on a l’impression que les prix augmentent. Et le mot apparence est juste. En théorie, les prix n’augmentent pas. En réalité, la valeur des dollars diminue. Si l’argent des Américains valait le prix de l’or, de l’argent ou d’un tout autre effet de commerce tangible et qu’il n’était pas créé à partir de rien, les prix resteraient fixes. Si nous avions vécu dans la Rome antique, nous aurions pu acheter, avec une pièce d’or d’une once, les vêtements de base (toge, sandales, et ainsi de suite). Que pouvons-nous acheter aujourd’hui avec cette même pièce d’or ? Il nous est possible d’entrer dans n’importe quelle mercerie pour homme et d’acheter un complet de bonne qualité, des souliers, une ceinture faite à la main et ainsi de suite. Le prix réel de ces articles s’est maintenu depuis des milliers d’années, lorsque l’on en parle en terme d’argent réel. Les billets de la Réserve fédérale nous permettent d’acheter de moins en moins d’articles parce qu’il y en a de plus en plus en circulation.

Nous avons perdu notre pouvoir d’achat. Qui est-ce qui le détient maintenant ? Ceux-là même qui se trouvaient à l’autre extrémité du tuyau, c’est-à-dire le gouvernement (un milliard de dollars), puis ceux qui travaillent pour lui comme les entrepreneurs et les autres. Et qui dispose de l’argent qui provient des banques ? D’abord, les banques puis les emprunteurs ? Non ! Parce que l’argent que vous avez emprunté aux banques, vous devez le leur rembourser en plus des intérêts. La banque s’empare de vos gains. Depuis la création de la Réserve fédérale, nous vivons dans un cycle économique en dents de scie. Si vous ne pouvez effectuer vos paiements, les banques vous prennent tout. C’est ce qui avait été prévu. Ceux qui profitent de votre perte et qui achètent le pouvoir sont le gouvernement et les cartels bancaires.

Pour résumer la situation, voici la vérité au sujet de l’argent : soulignons et comprenons d’abord l’importance de certaines réalités fondamentales de notre système bancaire et monétaire. Tout l’argent que les banques émettent et font circuler est produit sous forme de prêt. Cet argent comporte donc un coût, c’est-à-dire de l’intérêt. Lorsque les gouvernements permettent aux banques d’émettre la masse monétaire d’un pays, ils doivent percevoir des taxes afin que les banques puissent récolter de l’intérêt sur l’argent qu’elles ont créé. Cela dévalorise automatiquement les citoyens puisque les banques ne créent jamais d’argent pour payer l’intérêt imposé par l’utilisation de leur argent, mais seulement le principal. En conséquence, pour acquitter l’intérêt, on puise inévitablement dans l’actif du pays et des citoyens par des mécanismes tels que la création de dettes, les faillites et les forclusions. On prélève, de surcroît, des taxes à la source pour accélérer le processus. Une société qui admet et qui accepte que l’on utilise l’argent des banques plutôt que sa propre devise créée librement par elle expose inéluctablement ses citoyens au cycle économique des dépressions et au désarroi de la population.

Le processus dont il est question est en fait une taxe. Qu’on l’appelle inflation ou autre, cela reste une taxe. Vous ne pouvez aucunement la contrôler, on vous l'arrache sans exonération, sans déduction. C’est la taxe la plus directe qui existe, bien plus que les impôts ou les taxes indirectes. D’ailleurs, elle touche encore plus fortement ceux qui peuvent le moins se permettre de la payer. Par conséquent, le système de la Réserve fédérale est l’auteur de la taxe la plus injuste qui soit. Cette taxe s’abat sur les gens qui gagnent un salaire fixe, les gens à la retraite ou quiconque a réussi à épargner de l’argent. Elle les assaille encore plus durement que ceux qui empruntent. Si vous ne deviez vous souvenir que d’un seul détail de ce cours, veuillez s’il vous plaît vous rappeler de celui-ci : l’inflation et la taxe ne font qu’un ! Voilà pourquoi ces deux groupes font partie du partenariat. Du côté gouvernemental, ils peuvent taxer les citoyens de n’importe quelle façon et à n’importe quel coût, sans que ceux-ci en aient la moindre idée. Du côté bancaire, ils peuvent percevoir des intérêts sur rien en perpétuité. Retournons à l’île Jekyll. L’idée a germé en ces lieux.

Un jeu de mot trompeur…

Ce modèle de partenariat fut conçu en Europe, au 16e siècle. On l’expérimenta et le perfectionna éventuellement avec la formation de la Banque d’Angleterre en 1694. À partir de cette date, tous les gouvernements européens ont utilisé ce mode de fonctionnement. Bien entendu, ils ne l’ont pas appelé le mécanisme de Mandragore, mais plutôt la Banque centrale. Amener ce mode procédé en Amérique exigeait qu’on le nomme différemment. Alors, après un long débat, ses créateurs, qui commencèrent par lui trouver le nom « Fédérale », parce que cela évoquait une opération gouvernementale, optèrent ensuite pour le mot « Réserve » afin que l’on croie à l’existence de réserves en un certain endroit. Enfin, ils ajoutèrent le mot « Système » parce qu’il semblait beaucoup plus important qu’il n’en ait l’air aujourd’hui. Souvenez-vous de la première concentration new-yorkaise du pouvoir – ils devaient convaincre les Américains qu’ils créaient un système réunissant plusieurs banques et non une seule. Construire d’énormes édifices bancaires à travers le pays. Nous savons maintenant que ce que nous avons obtenu n’a rien de fédéral, que les réserves n’existent pas, qu’en réalité, le système ne répartit pa

s ses pouvoirs et que les Réserves fédérales ne sont pas des banques.

Ils ont monté cette brillante déception de toute pièce puis l’ont vendue aux Américains. La première ébauche du projet de loi sur la Réserve fédérale s’appelait la Loi Aldrich (the Aldridge Bill) parce que le sénateur Aldrich lui accordait son appui. Paul Warburg lui déconseilla toutefois d’agir ainsi parce qu’à son avis, le Congrès voterait contre ce projet de loi étant donné qu’on identifiait trop souvent Aldrich à des grandes entreprises. Toutefois, l’ego du sénateur Aldrich était tellement gonflé qu’il présenta tout de même le projet de loi Aldrich au Congrès. Warburg avait raison. Le Congrès refusa de l’accepter. Ce fut un contretemps mineur. Ils retirèrent alors le nom d’Aldrich du projet de loi et trouvèrent quelques démocrates millionnaires (le parti ami des petits contribuables) afin que ceux-ci y apportent leur appui. Ces hommes s’appelaient Carter Glass, de la Chambre des représentants, et le sénateur Owen, un banquier lui-même très respecté au sein du Sénat. Puis, on changea le nom du projet de loi pour le Glass-Owen (the Glass-Owen Bill). Aldrich et Vanderlip commencèrent alors à répondre à des entrevues pour condamner le projet de loi… qu’ils avaient eux-mêmes écrit. Ils affirmaient que ce système ruinerait les banques et la nation. Le grand public se dit alors : « si les grands banquiers ne sont pas en faveur de ce projet de loi, il doit alors s’agir d’un très bon système. » Une grande déception planifiée ! Il va sans dire que l’on comprenait parfaitement le fonctionnement de la psychologie de masse. Pendant ce temps, les mêmes individus finançaient secrètement des messages pour louanger le nouveau projet de loi sur la Réserve fédérale. Ils donnèrent de l’argent aux universités. Ils établirent de nouveaux départements d’économie. Ils sélectionnèrent les professeurs et les directeurs des ces départements parmi leurs gens. Ces professeurs commencèrent à vanter les mérites de ce nouveau et merveilleux système. Puis, à la demande de Paul Warburg, ils ajoutèrent quelques excellentes clauses au projet de loi. Cela contraria ses associés. Warburg leur rappela néanmoins que leur seul objectif visait à l’acceptation de ce projet de loi. Ils pourraient ensuite rectifier la situation.

Ces nouvelles clauses ajoutées au projet de loi attirèrent l’appui de William Jennings Bryan, l’homme à la tête du mouvement populiste. Il s’était opposé au projet de loi depuis le début, mais en voyant les nouvelles clauses, il lui accorda sa faveur. Cet appui ouvra la voie au projet de loi. On a amandé la Loi sur la Réserve fédérale plus de cen

t fois depuis son adoption. Chacune des excellentes clauses a depuis longtemps été éliminée. Par contre, plusieurs autres ont été rajoutées, ce qui a permis d’augmenter encore davantage les pouvoirs et la portée du système de la Réserve fédérale. La Loi fut adoptée majoritairement le 22 décembre 1913, avec l’appui du Congrès et du public. La créature quitta finalement l’île Jekyll pour s’installer dans le district fédéral de Washington.

Les soi-disant objectifs de la Fed

Reportons maintenant notre attention sur les objectifs du système de la Réserve fédérale. Selon ce que l’on nous a dit, l’objectif de la Fed consiste à stabiliser l’économie et à arrêter les opérations bancaires chaotiques. Paul Samuelson rédigea un manuel scolaire sur l’économie très populaire dans les collèges et universités américaines. Cet ouvrage soutient que la Fed découle de la panique de 1907 avec ses épidémies de faillites bancaires alarmantes. Les États-Unis en avaient assez. Voici ce qu’apprennent les étudiants et voilà pourquoi ils piquent actuellement notre curiosité. Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale affirme qu’ils font cela pour aider les gens, pour stabiliser l’économie, afin que le peuple américain n’ait pas à subir une inflation démesurée ! Depuis sa création, la Réserve fédérale a présidé les Krachs de 1921 et 1929, la Grande dépression de 1929-1939, les récessions des années 53, 57, 69, 75 et 81 et le lundi noir de 1987, où 22 % des valeurs totales de la Bourse chutèrent en une journée. Nous savons tous que la dette des entreprises monte en flèche, que les dettes personnelles s’accroissent démesurément. Les faillites d’entreprises et personnelles n’ont jamais été si nombreuses. Les banques et les sociétés de crédit immobilier n’ont jamais essuyé un si grand nombre d’échecs. L’intérêt sur la dette nationale ronge la moitié de nos dollars imposés. L’industrie lourde est maintenant presque entièrement remplacée par des compétiteurs outre-mer. Pour la première fois dans l’histoire, nous faisons face à une balance commerciale internationale déficitaire. Des étrangers possèdent maintenant 75 % du quartier centre de Los Angeles et des autres régions métropolitaines. Plus de la moitié de la nation est officiellement en récession. Voici les résultats scolaires obtenus par le système de la Réserve fédérale après 80 années de soit disant stabilisation de notre économie. La Fed n’a pas atteint ses objectifs. Pourquoi ? Parce qu’à mon avis, ces derniers n’ont jamais été ses buts réels !

Quels sont les véritables objectifs de la Fed ? Quels buts réels un cartel quelconque peut-il viser ? Tous deux cherchent à accroître les marges bénéficiaires des membres et à stabiliser leur situation sur le marché. En gardant cela à l’esprit, une image différente s’offre maintenant à nos yeux. Ils remportent un grand succès. Les banquiers de l’île Jekyll voulaient atteindre trois objectifs :

1.     Mettre un terme à l’éparpillement de leur pouvoir pour le concentrer à New York. Ils auraient plutôt dû faire exactement le contraire. Ils craignaient que des banques dynamiques apparaissent brusquement à travers tout le pays. Ils désiraient éliminer la concurrence que représentaient les nouvelles banques en imposant des conditions auxquelles les grandes banques pouvaient répondre mais non les petites ;

2.     Renverser la tendance de ce qu’ils appelaient la formation du capital privé. Ils ne voulaient pas que les individus dépensent leur propre argent . Ils désiraient que tout le monde aille à la banque pour se procurer de l’argent. En début de siècle, la formation de capital privé tendait à s’établir et plus particulièrement en affaire. Les entreprises investissaient certains de leurs profits dans un fonds. Ce capital prenait de la valeur, puis les dirigeants de ces entreprises utilisaient leur propre argent pour construire des usines, organiser la recherche et le développement ou pour faire quoique ce soit d’autre. Les banques n’appréciaient pas cette tendance. Elles voulaient inciter les entreprises à recommencer à emprunter leur argent. Elles savaient que la seule façon d’y arriver consistait à baisser les taux d’intérêt. Contrairement à aujourd’hui, il n’existait aucun mécanisme pour augmenter ou réduire les taux d’intérêt… parce qu’à cette époque, l’argent était avalisé par l’or et l’argent. On ne peut contrôler ce type d’argent. C’est une question d’offre et de demande. Personne, individu ou politicien, ne peut le faire. Seuls des millions de citoyens en interaction libre peuvent le contrôler. Ils savaient que la seule façon dont ils disposaient pour ramener les gens dans les banques consistait à réduire artificiellement le taux d’intérêt normal. Ils affirmèrent que la nation requérait une devise flexible…pour répondre aux demandes de l’industrie. Que cela signifie-t-il ? De l’argent créé à partir de rien. Si vous arrivez à créer cela, vous n’aurez pas à percevoir beaucoup d’intérêts pour faire des profits. Une devise souple leur permettra de réduire les taux d’intérêt sous le niveau normal, de réaliser des profits en quantité importante et d’inciter les hommes d’affaires à revenir aux banques. Le deuxième objectif consistait donc à établir une devise souple.

3.     Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au nom de la protection des gens. Ceux-ci sont les véritables objectifs de la Réserve fédérale.

Émettons maintenant un autre bulletin scolaire pour savoir à quel point elle les a atteints

1.     Ont-ils réussi à garder le contrôle en ce qui a trait aux grandes banques new-yorkaises ? Oui ! Pendant que nous disposons des grandes banques dans l’ouest et le sud des États-Unis, les incomparables méga banques de New York se développent dans toutes les grandes villes du monde. Les grandes banques poursuivent leur domination. Il y a quelques années, William Grider écrivit un ouvrage très important : Les secrets du temple, publié par Simon et Shuster (une maison d’édition notoire aux États-Unis). On décrivit le contenu de ce livre comme une attaque incisive envers le système de la Réserve fédérale. Deux points ressortaient de cet ouvrage. Grider y racontait une excellente histoire qui ne camouflait aucun détail. Il prouva tout à fait que la Réserve fédérale avait toujours agit contre l’intérêt public et qu’elle avait été conçue ainsi dès le tout début. Quelles étaient alors ses solutions ? Abolir la Fed? Non. Rien d’extrême à ce point. Pensait-il à une réforme ? Non plus. Il y proposait plutôt de se détendre et d’apprendre chemin faisant parce que tout était si compliqué, mais à la fois sous contrôle. Dans le fond, nous n’avions besoin que d’hommes plus intelligents, c’est-à-dire d’une opposition contrôlée. Selon lui, cela ne faisait aucune différence d’être explicite dans notre histoire. Cela ne changerait rien de condamner. Ne pas disposer d’une solution réaliste revenait à ne pas détenir de solution du tout.

Il ne s’agit pas d’un problème entre républicains et démocrates. Même si les républicains ont promu la cause de la Fed à un degré supérieur, les membres du parti démocrate ont eux aussi mis la main à la pâte. On parle alors d’opposition contrôlée. La Réserve fédérale obtient donc un « A » pour avoir conservé le contrôle à New York.

2.     A-t-elle réussi à renverser la tendance à former du capital privé ? Oui ! La réduction des taux d’intérêt durant certaines périodes allécha les individus et les entreprises à un point tel qu’il eût été fou de ne pas en tirer profit. Pourquoi économiser votre argent ? C’est stupide ! Alors, ces derniers se ruèrent dans les banques et empruntèrent considérablement. Puis, l’économie vacilla. Par conséquent, ils ne purent rembourser leurs dettes et durent déclarer faillite. Présentement, plusieurs entreprises et individus parviennent tout juste à payer l’intérêt sur leur dette. Plus incroyablement

encore, de nombreuses entreprises remboursent maintenant plus d’intérêt aux banques qu’elles ne payent de dividendes à leurs actionnaires. Pensez-y. Les banques, qui ont fabriqué l’argent à partir de rien, gagnent plus d’argent que ceux qui travaillent pour le gagner, l’économiser, le risquer et l’investir dans le but d’acheter ces entreprises. Une fois encore, la Réserve fédérale obtient un « A » grâce à sa devise souple. Elle est parvenue à renverser la tendance de la capitalisation privée.

3.     Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au nom de la protection des gens. Ce petit jeu s’appelle : mettre en liberté provisoire sous caution. Lorsqu’une grande banque se retrouve dans le pétrin à cause d’une entreprise majeure ou parce qu’un pays du tiers monde n’arrive plus à payer sa dette, elle se tourne vers le Congrès et lui demande de mettre cette entreprise ou ce pays en liberté provisoire sous caution. Autrement, cela porterait atteinte aux gens de l’Amérique. Si l’on accepte la disparition de cette vénérable entreprise, il faudra penser à tous les gens qui perdront leur emploi et qui se retrouveront sur l’aide sociale. Si le pays ne peut payer, le gouvernement des États-Unis devrait le faire à sa place parce qu’autrement, la banque de New York devra considérer son remboursement comme perdu, faire faillite techniquement et fermer ses portes. Pensez à ces milliers de personnes qui ont placé leur argent dans cette banque et qui risquent d’en ressentir les effets. Qui sait, peut-être que cette banque entraînera toutes les autres dans son sillon en un effet de dominos. Une dépression ou une récession pourrait faire souffrir les gens. Le Congrès vote alors des fonds pour garantir les emprunts ou fait les paiements entièrement. Ce principe ne s’applique qu’aux grandes banques. Des entreprises majeures telles la Penn Central Railroad and Lockheed Corporation en 1970, la Commonwealth Bank of Detroit en 1972, la ville de New York en 1975, la Chrysler Corporation 1978, la First Pennsylvania Bank en 1980, la Continental Illinois, la plus importante banque à ce jour, en 1982 et de nombreux pays, qui n’arrivaient pas à effectuer les paiements auparavant, les font maintenant grâce à l’argent prêté par le Fonds monétaire international et la World Bank. Ces derniers ont obtenu cet argent de la Réserve fédérale qui l’a, elle, obtenu de vous et moi à travers le mécanisme de Mandragore.

Comme dernier sujet de ce chapitre, nous aborderons le thème de l’usure. Qu’est-ce que l’usure ? Un intérêt de taux excessif. Autrefois (au temps biblique), on définissait usure en tant qu’intérêt sur un prêt. Aujourd’hui, cela signifie intérêt excessif sur un prêt. Thomas Edison disait que les gens qui ne contribuaient rien à un projet, en récoltaient plus d’argent que ceux qui y investissaient tout le travail et les matériaux. Je me suis imaginé que sur le prix d’une maison de 100 000 $, 30 000 $ serviraient à payer les frais de l’architecte, le terrain, les permis, etc. Le reste de l’argent, soit 70 000 $, permettrait de payer les matériaux de construction et les travailleurs. J’ai supposé que l’acheteur irait à la banque pour déposer 20 % du montant total et faire un emprunt sur 30 ans à un taux d’intérêt de 10 %. En calculant tout cela, vous arriverez à la même conclusion que moi : l’acheteur payera plus de 172 741 $ en intérêt à la banque, comparativement aux 70 000 $ versés aux travailleurs. En d’autres termes, la banque gagnera 2,5 fois plus que les autres. Cet argent fut créé à partir de rien. Charger 172 741 $ d’intérêt sur rien est excessif. Il est temps de donner une nouvelle définition au mot usure : tout intérêt chargé sur tout prêt d’argent créé à partir de rien. Cet exemple de maison de 100 000 $ ne représente qu’un infime petit grain de sable dans le désert du Sahara. Vous devez multiplier ce procédé par toutes les maisons, tous les hôtels et les gratte-ciel, toutes les avions à réaction, les automobiles, les usines, tous les entrepôts et sur toutes les fermes et leurs équipements de l’Amérique pour obtenir le montant que récolte les banques. On parle ici d’une rivière de richesses non gagnées et flottant continuellement à l’intérieur du cartel bancaire qui est tellement éparpillé qu’il nous est impossible à imaginer. La somme totale dépasse tout entendement. Cet argent devrait revenir à ceux qui travaillent pour le produire et non à ceux qui ont monté un extraordinaire racket ! Où va cet argent ?

Lorsque l’on possède tout l’argent nécessaire pour s’offrir tous les petits plaisirs de la vie, que reste-t-il à acquérir ? Le pouvoir ! Les membres du cartel bancaire utilisent cette rivière de richesses pour se procurer le pouvoir à nos dépens. Ils achètent le monde avec ces argents. Ils contrôlent les sociétés et les institutions qui offrent leurs directions et leurs orientations à des gens qui dépendent, vivent et agissent en fonction de ces dernières. Sur le plan technique et en termes sociologiques, on les appelle des centres de pouvoirs. Ils achètent l’influence et le contrôle de leurs dirigeants. Ce qui signifie qu’ils achètent des politiciens, des partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse, des studios cinématographiques, des universités, des syndicats de travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des mouvements de scoutisme pour garçons et filles, et ainsi de suite. N’importe quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite pour accroître ce contrôle. Et plus précisément ceux qui s’opposent à eux. Ce phénomène existe dans la plupart des pays industrialisés. Il est absolu dans plusieurs pays en voie de développement. Ils ont acheté ces pays.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous questionner ce qui se passe dans les bureaux de la World Bank et des Fonds monétaires internationaux ? Vous constaterez que le Congrès autorise de temps en temps un autre prêt ou un don de 100 milliards de dollars à un petit pays. Il affirme qu’il agit ainsi pour accroître le niveau de vie de ce dernier. Pouvez-vous le croire ? Si vous observez toutes les nations qui, au cours des dernières décennies, ont reçu de l’aide, pouvez-vous en trouver une seule dont le niveau de vie de ses citoyens a augmenté. Dans la plupart des cas, c’est tout le contraire. La raison est

simple. L’argent ne servait pas à cela. On ne remet pas l’argent aux gens ni aux entreprises. On le donne plutôt aux politiciens et aux gouvernements pour consolider leurs mécanismes de contrôle des gens. Ils n’ont rien à faire du bien-être de leurs gens. Leur propre confort prime. L’idéologie ne veut rien dire pour eux. Le socialisme, le capitalisme, le communisme, le fascisme, n’ont aucune signification. Tout ce qu’ils désirent c’est l’argent. Il est choquant de constater qu’en Amérique du Nord nous devons traiter avec les 2e et 3e générations de familles sur l’aide sociale. En plus, le système actuel a créé parmi les gouvernements du tiers monde, une deuxième et troisième génération d’assistés sociaux. Ils sont dépendants. Ils ne sauraient que faire sans cet argent. Ils sont maintenant en place dans l’ordre mondial.

Ce transfert de richesses au tiers monde, qui provient de l’Amérique, n’augmente non seulement pas leur niveau de vie, mais contribue également à diminuer le nôtre. Cela fait partie de la stratégie. Une nation vigoureuse n’est pas sujette à rendre sa souveraineté, mais une faible nation l’est. Si on peut faire fléchir l’Amérique, elle acceptera sûrement les mesures totalitaires des Nations Unies pour garder la paix ou les secours d’un système monétaire international. Le jeu ne s’appelle pas la richesse, mais le pouvoir.

Qu’allons-nous faire de cette créature ? Qu’allons-nous faire du Congrès ? Ils ont créé un monstre et peuvent l’abattre. Nous devons toutefois mettre le feu sous les sièges qu’occupent les membres du Congrès. Nous devons élire de nouveaux visages au Congrès. Par contre, les électeurs doivent être informés. Nous avons besoin d’une armée éducative sur place. La mauvaise nouvelle c’est que nous manquons de temps. Le nouvel ordre mondial se concrétise autour de nous. Une cour de justice mondiale, une autorité d’imposition mondiale, un système monétaire mondial, une armée mondiale. En ce moment, environ la moitié de l’armée des États-Unis fonctionne sous le commandement de dirigeants étrangers.

Il y a également une bonne nouvelle : nous pouvons encore y arriver. Il nous reste du temps. Nous sommes encore libres. Nous pouvons encore parler librement. Nous pouvons encore élire les représentants de notre choix. Rappelez-vous : notre liberté en dépend. Merci !

Vous venez de lire l’adaptation en français d’une présentation que donnait M. Edward Griffin, l’auteur de « The creature from Jekyll Island ».

2/1/2009

Google, victime d'une erreur humaine, fait ses excuses.

Durant une partie de l'après-midi, ce 31 janvier, le moteur de recherche a affiché un message d'avertissement totalement incongru

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Un message surprenant, sous forme d'avertissement, peremptoire et totalement déplacé. Ou une plaisanterie douteuse?
C'est ce qu'auront conclu les internautes en début d'après-midi de ce dernier samedi de janvier.
En recherchant des références sur des sites aussi sérieux que  la CourdeCassation.fr ou LeMonde.fr, les internautes ont eu la désagréable surprise de lire cet avertissement étonnant, quels que soient les sujets recherchés:
«Ce site risque d’endommager votre ordinateur»
Cette mise en garde s'affiche en principe exceptionnellement,  pour alerter les internautes utilisateurs de Google des risques qu'ils encourent à consulter  des sites identifiés comme dangereux ou douteux , susceptibles de transférer des "malwares", virus, chevaux de Troie ou modules de 'phishing' (ou 'hameçonnage' de codes bancaires)...

Obligés de reconnaître cette bavure, perçue comme un gros "bug", des responsables de Google ont  admis la réalité de l'incident quelques heures après, dans la soirée de ce 31 janvier. 

Selon eux, il s'est agi d'une «erreur humaine»,  commise malencontreusement,  lors de la mise à jour de la liste des sites malveillants téléchargés dans la base de données StopBadware.org. Cette dernière, où Google va puiser régulièrement,  s'actualise en permanence.

L'erreur aurait consisté en un clic malheureux sur une mauvaise case... provoquant la mise au ban de sites réputés fiables et protégés - soit exactement l'inverse de ce qui aurait dû être fait. L'équivalent d'une inversion accidentelle entre cocher des listes noires et listes blanches!

Tout un ensemble de sites se sont ainsi retrouvés catalogués comme pourvoyeurs de 'spams' ou de 'phishing'.
L'erreur a été perceptible lors de consultations sur plusieurs sites Google (google.com, google.de, google.fr, google india...).

Moralité: par les temps qui courent, mieux vaut se fier à de gentils robots-serveurs plutôt qu'à des humains fauteurs, pour mieux contrer de mauvais robots animés par de méchants pirates...

 

pierre S

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